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Le sélectionneur du Maroc, Hervé Renard, désigne l’Egypte, pays organisateur, et le Sénégal comme les grands favoris de la Can 2019. Selon le technicien français, les Lions de l’Atlas n’ont qu’un statut d’outsider.

A la tête d’une sélection du Maroc qui a signé son retour au premier plan sous ses ordres, Hervé Renard abordera forcément la Can 2019 avec beaucoup d’ambitions. Pour autant, le technicien français ne classe pas les Lions de l’Atlas parmi les favoris de la compétition.
«On ira avec des ambitions, c’est normal. Mais aujourd’hui, il y a deux grands favoris : l’Egypte, bien sûr, et le Sénégal. Le Maroc, avec l’Algérie, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et d’autres, fait partie des gros outsiders», a estimé le double vainqueur de la Can dans les colonnes de Jeune Afrique.
«Chacun exprime comme il le veut ses objectifs. Moi, je dis qu’on va aller en Egypte pour faire une belle Can. Dire qu’on va la gagner, c’est autre chose. Il ne faut pas oublier que rien n’est facile lors d’une Can. On va affronter des équipes très motivées. On ne sera pas chez nous, et on sait qu’à l’extérieur, c’est toujours plus compliqué. On en saura un peu plus, après le tirage au sort de la phase finale, le 9 avril prochain», a temporisé le Français.

Renard «déçu» de la non-candidature du Maroc
Longtemps considéré comme le grand favori pour accueillir la Can 2019 en remplacement du Cameroun, le Maroc n’a finalement pas candidaté à l’organisation de la compétition, qui est revenue à l’Egypte.
Sélectionneur des Lions de l’Atlas, Hervé Renard a fait part de sa déception quant à cette décision du Royaume chérifien. «Quand j’ai appris que la Can n’aurait pas lieu au Cameroun, j’ai pensé que le Maroc était un des rares pays africains à pouvoir organiser dans d’excellentes conditions un tournoi à vingt-quatre, car il y a tout ce qu’il faut dans le Royaume. Finalement, le Maroc n’a pas été candidat. J’ai bien sûr été déçu, car une Can au Maroc, cela aurait été fantastique», a regretté le technicien français toujours dans les colonnes de Jeune Afrique. «Je pense que les supporters aussi auraient aimé que cela se passe chez eux. Mais ce n’est pas moi qui décide… »
«Ma vie est un miracle»
Enfin sur son titre de meilleur entraîneur d’Afrique, obtenu lors des Caf Awards de Dakar, pour la troisième fois en six ans, Hervé Renard déclare l’avoir ressenti avec «beaucoup de fierté». «Il y a une chanson de Soprano, qui est franco-comorien, et qui s’intitule Ma vie est un miracle. On va dire que j’exagère un peu, mais pourtant, c’est un peu ce que je ressens. Quand Claude Le Roy m’a proposé d’être son adjoint au Ghana, j’étais en national, le troisième niveau en France. Onze ans plus tard, je suis le sélectionneur du Maroc, une des meilleures équipes d’Afrique, avec qui j’ai disputé la Coupe du monde, j’ai gagné deux fois la Can avec deux équipes différentes… Avec le recul, c’était pres­que inespéré», a-t-il soutenu.

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