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Ibrahima Ndiaye Chita est catégorique : l’Uso n’est pas encore prête pour prendre part au championnat de Ligue 1. Se démarquant des dirigeants ouakamois qui disent le contraire, cet ancien du club, arguments à l’appui, estime qu’il faut différer le retour de l’Uso jusqu’à la saison prochaine.

Ibrahima Ndiaye Chita n’est pas d’accord, alors pas du tout, pour que l’Us Ouakam rejoue cette saison en Ligue 1 après la levée de sa suspension de 5 ans par le Tribunal arbitral du sport (Tas). L’ancien international, par ailleurs manager de l’Equipe nationale de beach soccer et ancien joueur de Ouakam où il est originaire, invite les dirigeants du club «à patienter jusqu’à la saison prochaine pour réintégrer l’élite du football sénégalais» car, selon l’ancien joueur de la police, «c’est impossible que l’Uso joue un championnat qui a démarré avec 9 journées au compteur alors qu’il y a des préalables». Avant de poursuivre : «Je fais partie des premiers à avoir appelé le président de l’Uso. Ils n’ont qu’à attendre jusqu’à l’année prochaine. On n’a pas une équipe qui peut jouer le championnat. Même si on était tout au début du championnat, l’Uso n’a pas une équipe pour jouer la Ligue 1. Nous sommes à la 9ème journée, il y a une équipe à reconstruire et des licences à délivrer. Ce n’est pas possible», a martelé Chita au bout du fil.

«Il n’y a rien qui oblige l’Uso à se précipiter pour rejouer»
Reprochant aux dirigeants ouakamois de n’avoir pas associé les anciens de l’Uso à la décision prise après la levée de suspension du Tas, Chita de souligner «que les responsable du club devaient adresser une correspondance au Tas pour lui faire savoir qu’ils prennent acte de la réintégration du club en Ligue 1, mais qu’ils souhaitent jouer le championnat la saison prochaine. Il n’y a rien qui les oblige à se précipiter pour rejouer», prévient le manager des Lions du beach soccer.

«C’est prématuré pour l’Uso de taper sur un ballon alors que Mbour porte encore le deuil»
Au-delà de l’impossibilité de pouvoir disposer d’une équipe fin prête pour défendre les couleurs du village, même si les dirigeants du club disent compter sur le retour des joueurs prêtés à d’autres clubs, Chita juge que c’est prématuré de taper sur un ballon pour l’Uso alors que Mbour «porte encore le deuil de cette tragédie de Demba Diop ayant coûté la vie à huit de ses supporters».
«Les larmes des familles des victimes de la tragédie du Stade de Mbour ne sont pas encore taries qu’on pense jouer au football. Il y a des choses à régler avant qu’on en arrive là», soutient-t-il. «Il ne faut pas remettre le couteau dans la plaie. Il faut s’assurer de pouvoir se rendre à Mbour sans crainte et de pouvoir y jouer sans risque. Ce qui n’est pas encore le cas si on se fie aux dernières déclarations des Mbourois. Que les deux camps s’assoient autour d’une table pour arrondir les angles. Avant de penser jouer», recommande sur un ton ferme l’ancien international et fils du club.
ambodji@lequotidien.sn

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