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L’idée d’une prolongation de l’âge de la retraite chez les lutteurs, fixé à 45 ans, a été agitée à l’arrivée du nouveau Cng de lutte. L’équipe dirigée par le président Bira Sène, sûrement préoccupée par les conditions d’une reprise des combats, n’a pas encore réagi à ce «ballon de sonde». Mais déjà des voix s’élèvent pour alerter par rapport aux risques qu’encourent ceux qui luttent au-delà de 45 ans.

«La pratique du sport rime avec jeunesse», a-t-on l’habitude de dire. Arrivé à un certain âge, avoir plus de 40 ans, ce serait quasiment impossible de se livrer à un sport de combat dans les meilleures conditions, surtout pour la lutte qui de­mande énormément d’endurance.
C’est fort de constat que le technicien Omar Diagne «Omez», directeur du centre de formation Golf sport center, prend position dans le débat concernant l’âge de la retraite des lutteurs fixé à 45 ans.
En effet, on prête l’intention au nouveau Cng de proposer une augmentation de ces 45 ans, permettant à certains lutteurs atteints par la limite d’âge de poursuivre leur carrière pour quelques années de plus. Une dérogation que l’ancien président du Cng, le Dr Alioune Sarr, n’a jamais voulu accepter.
«Je ne suis pas d’accord. D’abord le sport a ses limites. Il est rare, par exemple, au niveau de la boxe qu’on voit des sportifs aller jusqu’à 40 ans et encore moins 45 ans. C’est rare. Peut-être qu’un Mike Tyson l’a fait», a argumenté Omez pour se démarquer de cette idée agitée par certains.
«Si un athlète, après 22 ans de carrière, n’arrive pas à atteindre ses objectifs, je ne vois pas de raison qu’un lutteur poursuive sa carrière au-delà de l’âge limite de sa retraite», ajoute l’ancien collaborateur de Lamb académie, devenu Directeur technique régional de Dakar et ayant remporté le drapeau du chef de l’Etat avec l’équipe de Dakar en 2017 à Kolda.
«Je trouve trop risqué de lutter au-delà de 45 ans», alerte le technicien qui souligne que «l’intensité que requiert la pratique de la lutte avec frappe expose aux vieux lutteurs des risques de blessures graves. Donc je ne vois pas les raisons pour lesquelles le Cng puisse valider ce changement de règlement. Faire un travail intense avec un lutteur ayant plus de 45 ans revêt des risques à tout égard. Un lutteur qui faisait un travail intense à 20 ans, il ne pourra plus le faire à un certain âge avancé. Ce n’est plus possible. A défaut, l’athlète peut se retrouver avec des problèmes au niveau des nerfs sciatiques».
Et Omez de poursuivre son argumentaire : «Un lutteur qui se rend dans une salle de musculation, qui a 45 ans et qui soulève des poids de 100 kg s’expose à des risques de blessure. Il peut avoir des problèmes lombaires, des blessures au niveau de la colonne vertébrale. En clair, il est à la merci de beaucoup d’accidents musculaires», prévient-il.
Selon notre interlocuteur, c’est la meilleure manière pour les lutteurs d’un âge très avancé de se faire humilier par les jeunes loups.

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