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La Cameroon Patriotic Diaspora (Cpd) tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, qu’elle a saisi le président de la Caf, le 12 novembre 2018 par mail, fax et courrier recommandé, pour lui faire part de son inquiétude de voir la Can 2019 se tenir dans un Cameroun divisé et en proie aux affrontements armés.

La Cameroon Patriotic Diaspora (Cpd) a tenu à avertir M. Ahmad que l’obstination manifeste de la Caf à vouloir organiser la Can 2019 au Cameroun, pourrait mettre gravement en péril la sécurité des équipes participantes, de leurs encadreurs et de leurs supporters, du fait de la persistance de la crise dite «anglophone» qui s’est muée, depuis plus d’un an, en une guerre ouverte entre les Forces armées du Cameroun et des groupuscules armés sécessionnistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays, faisant quotidiennement de nombreux morts parmi les populations civiles. D’ailleurs mardi dernier au moins 25 combattants séparatistes ont été tués dans des combats dans cette région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun en conflit.
Dans le courrier susmentionné, la Cpd a rappelé au président de la Caf, pour en tirer toutes les leçons, l’attaque perpétrée par le Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec), le 8 janvier 2010, contre l’Equipe nationale du Togo lors de la Can 2010 en Angola. Cet incident qui fît un mort et plusieurs blessés dans la délégation togolaise.

«La paix d’abord,
la Can après»
La Can censée être une fête devint un cauchemar qui traumatisa toutes les équipes participant à l’évènement ! Dans un Cameroun en proie à un contexte encore plus instable et incontrôlable que celui de l’Angola en 2010, le risque à faire courir aux participants est encore plus grand.
La Cpd a enfin écrit au président Ahmad que nos compatriotes, qui avaient unanimement et frénétiquement applaudi la décision de la Caf d’attribuer l’organisation de la Can 2019 à notre pays, sont devenus extrêmement réfractaires à l’idée d’organiser la plus grande fête du football africain au Cameroun, pendant que le sang de nos compatriotes coule quotidiennement dans une guerre stupide qu’un simple Dialogue national inclusif, par ailleurs réclamé par toutes les instances nationales et internationales, aurait pu stopper depuis longtemps. Désormais leur refrain quasi unanime, qui est aussi celui de la Cpd est «La paix d’abord, la Can après».
Le Directoire de la Cpd espère que la Caf et son président accorderont la plus haute attention à ces préoccupations pressantes et vitales.

Avec Camerounweb.com

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