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Si la manifestation des syndicalistes de la poste n’a pas été tenue hier, c’est à cause de nervis, obligeant la police a utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser la rencontre.

La Direction générale de la Poste a été hier le théâtre d’un échange houleux entre  des nervis et les membres du Syndicat national des travailleurs de la poste et des télécommunications (Sntpt). Ces parties, qui n’ont pas la même perception de la situation de l’entreprise, en sont venus aux mains occasionnant l’intervention de la police, qui a fait usage des bombes lacrymogènes pour faire revenir le calme. Ibrahima Sarr, le Secrétaire général du Comité de la poste, est confus : «On a assisté à un banditisme jamais égalé. C’est une première dans la vie de notre chère entreprise qui jadis revêtait une image qui forçait le respect pour les  concitoyens, mais aussi dans le monde.» D’après le syndicaliste, il s’agissait d’une rencontre sur «la mauvaise gestion de l’entreprise», décriée par les travailleurs, qui  revendiquent leur intégration dans le processus de restructuration de leur entreprise entamée depuis un an. Il s’y ajoute, poursuit-il, l’absence totale de communication sur des choses essentielles de la vie de l’entreprise. Pour lui, «le gouvernement devrait, avant d’engager une quelconque réforme à la poste,  procéder à un diagnostic opérationnel des dossiers de l’entreprise pour savoir les réalités de l’entreprise et savoir comment engager le processus de restructuration». Et ce qu’il ne s’explique pas, c’est l’exclusion des travailleurs de ce processus. Car toutes les mesures, qui sont en train d’être prises, vont «même à l’encontre des intérêts  de l’entreprise et des travailleurs alors qu’ils sont dans leur bon droit».  «On n’a jamais vu une entreprise engager des réformes aussi profondes qui peuvent avoir des conséquences sociales dramatiques et exclure les travailleurs», fait-il remarquer. «C’est un débat d’idées basé sur des faits», ajoute-t-il pour justifier leur mouvement. Les travailleurs se disent «déterminés à défendre ce patrimoine national qui est en train d’être sacrifié à l’autel  d’intérêts bassement égoïstes».
Cette vision des choses n’est pas la conception des souteneurs du Directeur général de la Poste. Selon Mamadou Fall, «le syndicat veut prendre en otage La Poste, en monopolisant la parole». «La Poste se porte bien et le directeur, depuis son arrivée, a rétabli toutes les injustices  qu’il y avait au sein de cette structure. Il a augmenté les salaires, payé les indemnités de logement», explique M. Fall.   En tout cas, la Direction générale prévoit de tenir un point de presse demain.
justin@lequotidien.sn

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