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Le Think tank Wathi veut apporter sa contribution à l’amélioration de la qualité des enseignements en Afrique de l’Ouest. Cette organisation vient de publier un document dans lequel, elle a fait des recommandations visant à mettre en place un système éducatif de qualité.

Le Think tank citoyen de l’Afrique de l’Ouest Wathi a livré sa recette pour améliorer la qualité de l’enseignement primaire et secondaire dans la région. Dans un document rendu public, cette organisation a proposé cinq pistes pour orienter l’action collective des citoyens et des décideurs dans ce domaine. L’une des recommandations de ce Think tank est d’inscrire «les projets éducatifs nationaux comme priorité stratégique des plans de transformation économique, sociale et culturelle à long terme dans tous les pays». Selon les rédacteurs de ce document, les Etats doivent  créer dans chaque pays une «Autorité supérieure de l’éducation indépendante, inscrite dans la Constitution et chargée de définir les grandes orientations des systèmes d’éducation et de formation». Selon eux, cet organe se chargera aussi «d’animer des débats publics annuels sur l’état du système éducatif, en s’assurant, avant tout début de mise en œuvre, de la cohérence de toutes les réformes proposées dans le domaine de l’éducation par les partenaires internationaux avec les choix nationaux». Dans la même veine, il est aussi recommandé de mettre en œuvre «des politiques nationales de promotion de la lecture, de la culture générale et des technologies de l’information».
Autre recommandation faite dans ce document, c’est celle relative à la mise en «place des calendriers scolaires et des programmes adaptés aux contextes économiques et sociaux locaux, en particulier dans les zones rurales». Pour ce Think Tank, il faut tenir «compte des calendriers agricoles et de manière générale des contraintes économiques et sociales pour déterminer le calendrier scolaire». Dans ce cadre, il est aussi préconisé l’implication des «populations locales dans l’élaboration des curriculums scolaires à travers des processus formels annuels d’information, de consultation et de débats à l’échelle des régions, départements ou provinces». Il est aussi demandé aux décideurs de «faire de la formation des enseignants, de leur accompagnement et de leur supervision effective la première des priorités des réformes dans le domaine de l’éducation».
En plus de ces recommandations, il est aussi conseillé aux décideurs d’envisager «avec pragmatisme toutes les options pour faire face au défi extraordinaire que représente la fourniture d’une éducation publique de qualité à tous les enfants dans des contextes de forte croissance démographique et de ressources humaines et financières limitées». Pour ce faire le Think tank Wathi soutient qu’il faut se faire guider «par quatre objectifs : une éducation de base focalisée sur les apprentissages fondamentaux essentiels pour une vie harmonieuse et productive en société pour la quasi-totalité des enfants jusqu’à l’âge de 16 ans ; la fourniture d’une éducation de qualité au niveau secondaire pour préparer aux études supérieures». A cela il ajoute, «la hausse significative des ratios d’enfants inscrits dans les institutions d’enseignement technique et professionnel, le maintien d’un cadre de dialogue permanent sur l’éducation pour prévenir les grèves récurrentes qui ont des conséquences catastrophiques dans les pays de la région».
dkane@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Merci, et c’est un apport à saluer, et qui résume le système de cerveau de deux types de cerveaux: cerveaux magasins de stockage et le cerveaux usines de production (Comoé-Krou). Le type de cerveaux usines de production semble correspondre à celui que vous prônez.

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