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La Fédération nationale des cadres libéraux invite Me Abdoulaye Wade à remplacer Cheikh Tidiane Seck et Abdou Aziz Diop, jusqu’ici respectivement président et secrétaire général. A l’issue d’une Assemblée générale, la Fncl constate que les deux nommés ont défié le secrétaire général national.

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) n’en a pas encore fini avec ses frondeurs. Et cette fois-ci, c’est la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) qui demande au Secrétaire général national, Abdoulaye Wade, «de procéder aux nominations des président et Secrétaire général» de la cette structure. Des postes qu’occupent respectivement Cheikh Tidiane Seck et Abdoul Aziz Diop. Cela sous-entend que les cadres libéraux souhaitent l’exclusion de ces derniers qui, relèvent-ils, se sont… «auto-exclus» du parti et de la Fncl. Dans un communiqué, la Fncl, réunie en Assemblée générale mercredi, dit avoir constaté «des actes de défiance contre le parti, posés par les frères Cheikh Tidiane Seck (président), Abdoul Aziz Diop (secrétaire général), Sara Sall (1er vice-président) et Abdoulaye Ba Nguër (chargé de l’administration)». L’Assemblée générale a également remarqué «l’organisation» par Cheikh Tidiane Seck et Cie «d’attaques répétées et médiatisées en collusion avec l’adversaire». Tout cela, souligne-t-on, dans le but de «détruire le parti, jeter le discrédit sur les structures et organes internes et, en même temps, défier l’autorité du Secrétaire général national». Les cadres libéraux demandent ainsi à la direction du parti d’en tirer «les conséquences idoines».
Joint par téléphone, Cheikh Tidiane Seck a qualifié le communiqué de la Fédération nationale des cadres libéraux de «torchon» et refusé, par conséquent, de s’y épancher. Il annonce cependant une réaction «plus tard». Il y a quelques semaines, des informations faisaient état d’une audience que Me Wade avait accordée à une délégation de membres de la Fncl. Audience au cours de laquelle Cheikh Tidiane Seck et Abdou Aziz Diop avaient été «vilipendés» par leurs camarades. Les deux nommés avaient été accusés d’avoir voulu défier Abdoulaye Wade et se rapprocher de Oumar Sarr. Wade aurait pris acte et demandé aux plaignants de lui faire des propositions de sanctions. Reste à savoir si leur vœu de voir les cadres frondeurs remplacés sera réalisé par Me Wade à qui le dernier mot revient.
mfkebe@lequotidien.sn

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