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Face à l’acuité du problème de l’emploi des jeunes, exacerbé par la recrudescence des voyages clandestins dans lesquels les jeunes s’engagent pour trouver de l’emploi et une situation meilleure en Europe et les impacts négatifs du Covid-19, le maire de Saint-Louis a initié une nouvelle stratégie pour renverser la tendance, en offrant aux jeunes Saint-Louisiens des opportunités d’entreprendre et ainsi rester dans leur terroir. A cet effet, il a mis en place un Groupement d’intérêts économiques dénommé Gie «Diappalé ndaw yi» pour leur octroyer des financements leur permettant d’entreprendre et d’obtenir un emploi.
Selon Mansour Faye, qui s’exprimait au cours d’une sobre cérémonie organisée au siège de l’Alliance pour la République (Apr) pour lancer le Gie, «l’objectif visé à travers cet outil est d’accompagner les jeunes à entreprendre, dans le but de renforcer la résilience économique, et du coup régler la problématique de l’emploi des jeunes à Saint-Louis». S’expliquant plus en détail sur les motivations de son initiative, le maire de Saint-Louis a rappelé que le Sénégal n’a pas été épargné par le coup brutal que le Covid-19 a porté à l’économie mondiale dans la mesure où aussi bien les ménages que les entreprises ont été impactés avec comme conséquences, entre autres, une désarticulation de tous le système de production qui est touché.
Face à cette situation, indique-t-il, le chef de l’Etat a pris d’importantes mesures pour endiguer ce fléau et renforcer la résilience de notre économie à travers le Programme de résilience économique et sociale (Pres), doté d’un budget de 1 000 milliards de francs Cfa. Le président de la République avait ainsi indiqué la direction à suivre et sa volonté de soutenir les ménages vulnérables. Et pour cette raison, lui et ses collaborateurs ne pouvaient pas rester les bras croisés. Mieux, indique le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, l’Etat a beaucoup fait pour créer des emplois pour les jeunes, en mettant en place des structures comme la Der/Fj, l’Adpme, le Fongip, la Bnde pour faciliter l’accès au financement. Des structures comme la 3Fpt offrent aussi des formations aussi bien aux jeunes qu’aux femmes. Tous ces mécanismes sont destinés, selon Mansour Faye, à côté du Fonds pour l’insertion et l’emploi des jeunes, à accompagner les jeunes.

Mobiliser un capital de 100 millions d’ici fin janvier 2021
Mais malgré tout, note-t-il, beaucoup de jeunes ont choisi de prendre la mer pour rallier l’Europe, certains ayant perdu la vie et d’autres sont arrivés, mais vivent dans des conditions très difficiles. «Nous ne pouvons pas ainsi rester les bras croisés. C’est pourquoi nous avons voulu créer quelque chose de nouveau en coresponsabilité avec les jeunes», a expliqué le maire de Saint-Louis qui a tenu à préciser que le Gie «Diappalé ndaw yi» sera ouvert à tous les jeunes âgés tout au plus de 40 ans, et va servir à accompagner ces jeunes dans leurs activités entrepreneuriales, avec des financements octroyés à des conditions très allégées, un taux d’intérêt maximum de 4%, la possibilité pour les intéressés de souscrire pour un montant de 10 mille francs Cfa à verser avant le 31 janvier. Il a d’ailleurs fait savoir en ce sens qu’un compte est même ouvert à la Bnde. Les jeunes bénéficieront aussi de formations en leadership et en entrepreneuriat, afin de leur permettre d’avoir les compétences requises pour exploiter les potentialités socio-économiques du département de Saint-Louis dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de la restauration, de l’artisanat, du tourisme… Il s’agira donc, selon M. Faye, d’apporter une solution locale à la problématique de l’emploi et de la réinsertion des jeunes.
Le maire de la vieille ville, qui s’est fixé comme premier défi de rassembler la somme de 100 millions de francs Cfa d’ici le 31 janvier 2021 pour constituer le capital du Gie, compte aussi nouer des partenariat avec les structures mises en place par l’Etat pour accompagner les jeunes comme la Der/Fj, le Fongip ou d’autres structures de financement, afin de porter le capital à 500 millions, voire un milliard de francs Cfa et avec comme ambition, si cet objectif est atteint, de muer le Gie en une institution financière qui sera dénommé «Crédit saint-louisien».

 

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