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Des photos, des vidéos, des costumes de scène ont été exposés hier au Théâtre national Daniel Sorano. Ceci pour commémorer les 52 ans de vie artistique de la Compagnie (1965-2017). Cet évènement a été organisé en marge de la célébration de la Journée mondiale du théâtre. L’occasion a également été saisie par différentes troupes théâtrales pour se mettre en scène.

Artistes comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs, les hommes d’art ont envahi hier les locaux du Théâtre national Daniel Sorano. A l’entrée le grand bouillonnement qui accueille le public est celui des jours de fête. L’institution célèbre ses 52 ans d’existence et cela coïncide avec la Journée mondiale du théâtre. Pour marquer, l’évènement une cérémonie de vernissage d’une exposition a donc été proposée aux invités. Ainsi, dans le hall de la structure et sur sa terrasse notamment, les 52 ans de vie artistique de la Compagnie ont été retracés grâce des photos en noir et blanc et en couleur.  Ces photos montrent l’histoire du Théâtre national Daniel Sorano, de  sa création le 17 juillet 1955 à nos jours, du parrain Daniel Sorano, de sa naissance en 1920 jusqu’à 1962. On y découvre aussi l’histoire du théâtre sénégalais à travers une collection nommée «galerie des pensionnaires» et qui présente les photos de presque toutes les grandes figures du théâtre. A cela s’ajoute une projection de vidéos faisant défiler des extraits de pièces théâtrales d’époque.
Les 4 troupes que compose Sorano sont passées en revues : ce sont, le ballet national, la troupe dramatique, l’ensemble lyrique traditionnel, et le dernier né le Sira badial. Dans la collection photo sur l’ensemble lyrique traditionnel on reconnait de grandes figures de la chanson et de la danse qui ont marqué le Sénégal. Il s’agit entre autres de : Samba Diabaré Samb, Soda Mama Fall, Mame Less Thioune, Fatou Talla Ndiaye entre autres. Il y avait aussi dans cette exposition des costumes de scène d’Alioune Sitoé Diatta, de l’ancien roi du Cayor, d’Alboury Ndiaye, de la Linguère, de Chaka Zulu et ceux des danseurs et chanteurs de ballet. «On a voulu tenir cette exposition pour montrer les différentes facettes de la maison, notamment les troupes, les pensionnaires et tout le contenu du Théâtre Sorano. De sa création, jusqu’à maintenant, de Birago Diop à Alioune Ba­dara Bèye, de Molière à Sha­kespeare, on a montré beaucoup de pièces, une cinquantaine. On a exposé aussi le Festival mondial des arts négres parce que le Sorano l’a abrité en 1966 et 1977 il était invité d’honneur»,  a expliqué Julienne Thérèse Diouf, archiviste au Théâtre national Daniel Sorano.

 Une initiative magnifiée par les autorités
Le directeur de Sorano, Sahite Sarr Samb affirme que cette exposition est un devoir de mémoire, un devoir de préservation de l’identité cultu­rel­le. Interpellé sur le budget de fonctionnement de cette institution, M. Samb mentionne que « Le budget c’est toujours en terme de moyen parce qu’il n’est ja­mais suffisant compte tenu des ambitions». «Effectivement le budget de Sorano sur les 3 ans est passé grâce à l’appui du Président Sall de 376 millions à 450 millions cette année en cours. Un effort a donc été fait.», a-t-il ajouté mentionnant qu’au-delà de cet effort, Sorano s’est aussi inscrit dans une dynamique de rénovation, de réhabilitation. Parce que ce théâtre a 52 ans et il est temps qu’on le réhabilite mais aussi qu’on l’équipe. «C’est une instruction du Président Macky Sall qu’on essaie de mettre en œuvre avec les autorités mais qui a un coût de presque 100 milliards Cfa», renseigne-t-on.
Le Président Alioune Badara Bèye, par ailleurs Pca de Sorano, a pour sa part au nom du ministre de la Culture et de la communication, Mbagnick Ndiaye salué l’heureuse initiative. «En visitant cette exposition, on se rend compte de la richesse de ce Théâtre qui est un ambassadeur de notre pays». «Sorano est un musée vivant, un répertoire parlant de notre théâtre», s’est réjoui Alioune Badara Béye. Différentes troupes de théâtre ont agrémenté cette journée mondiale du théâtre avec de belles prestations.
Stagiaire

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