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La stratégie nationale de développement économique territorial a été validée hier. Elle est un cadre de référence pour le développement économique des territoires, mais aussi elle s’inscrit dans la perspective de correction des disparités territoriales.

Apres moult réflexions entre acteurs institutionnels et techniques, la Stratégie nationale de développement économique territoriale (Sndet) a été validée hier. Sa vision n’est autre qu’un développement économique du­rable porté par des territoires visibles, leviers au renforcement de la compétitivité nationale à l’horizon 2035. Perçue comme un approfondissement de la stratégie nationale de développement économique local, élaborée en 2012, indique la note de presse, la Stratégie nationale de développement économique des territoires se positionne comme un document de référence institutionnel et stratégique devant non seulement, inspirer les interventions des divers acteurs mais également, être un guide méthodologique à l’intention des acteurs territoriaux, en vue d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie de développement économique territoriale adaptée aux échelles territoriales. Quid des avantages que la Sndet peut procurer aux acteurs, on note : un renforcement des capacités des collectivités territoriales et des services déconcentrés ainsi que la consolidation de la gouvernance territoriale, une décentralisation des activités sectorielles vers les collectivités territoriales…
Le Secrétaire général du ministère de la Gouvernance territoriale, du développement et de l’aménagement du territoire, Etienne Turpin, a rappelé au nom du ministre, que le contexte actuel du processus de développement de notre pays est marqué par une option de territorialisation des politiques, «en tant que nouvelle approche de mise en œuvre de l’action publique, permettant de valoriser les territoires comme socle de la compétitivité de l’économie sénégalaise». A l’en croire, le rééquilibrage territorial que vise cette option est en parfaite cohérence avec le Plan Sénégal émergent (Pse) et l’Acte 3 de la décentralisation. Dans un tel contexte, ajoute le représentant du ministre Yaya Abdoul Kane, la Sndet «constitue une avancée majeure dans notre politique de développement territorial, en ce sens qu’elle va conférer une orientation plus économique au processus de décentralisation». Cepen­dant, force est de constater, poursuit M.Turpin, que la plupart de des interventions en développement économique lo­cal, restent à l’état expérimental, peu capitalisées et circonscrites au territoire d’expérimentation ou aux parties prenantes de la dynamique et parfois marquées par les orientations stratégiques du partenaire. «Ces déficits expliquent la diversité voire la confusion de visions, d’approches, de stratégies d’intervention et de pratiques, peu convergentes, constatées actuellement dans les pratiques de Dévelop­pement économique local (Del) au Sénégal», a-t-il dit, lors de l’atelier de validation de la Sndet. Avant de mentionner que ce sont tous ces éléments qui «ont justifié l’élaboration d’un document de référence en matière de développement économique des territoires avec toutes les parties prenantes». M.Turpin a souligné au surplus, que cette stratégie s’inscrit dans la perspective de correction des disparités territoriales, de renforcement des dynamiques d’autopromotion socio-économique portées par les acteurs territoriaux, ou encore, de mise en valeur des ressources jusque-là inexploitées des territoires.
mfkebe@lequotidien.sn

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