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Pour Ndiaga Sylla, le système électoral sénégalais a fait ses preuves, mais doit être renforcé. Par conséquent, il préconise que le ministère de l’Intérieur soit délesté de certains de ses démembrements comme la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) et la Direction générale des élections (Dge). «Il est possible d’envisager, à l’image du modèle malien, de les (la Daf et la Dge) sortir du ministère de l’Intérieur et de faire en sorte qu’elles soient une administration autonome qui va travailler en étroite collaboration avec la Cena dont les prérogatives seront renforcées», a préconisé hier l’expert électoral dans l’émission «Objection» de Sud Fm. Ce membre du Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) appelle aussi à la responsabilisation d’un autre organe pour l’organisation des élections à travers la création d’une Commission électorale nationale indépendante. «Le modèle mixte que nous avons est à renforcer. Il est vrai que nous avons connu une Cena qui, aux yeux de certains acteurs, n’est plus crédible. Quand une commission fait plus de 10 ans, elle tend vers le dépérissement», considère M. Sylla.
L’expert électoral appelle à la nomination d’une personnalité neutre au ministère en charge de l’organisation des élections. Sinon, prévient-il, les contestations vont continuer. «A chaque fois, il y a des suspicions. Or, il est important de rassurer les acteurs. Tout le monde a attesté de la bonne organisation de l’élection présidentielle, mais les suspicions sont là. Les candidats contestent parce qu’ils n’ont pas confiance au système», a dit Ndiaga Sylla.
bgdiop@lequotidien.sn

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