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Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, est entré hier dans l’univers carcéral sénégalais. Frappé sans doute par les conditions de détention et la surpopulation, il estime que les longues détentions «n’aident pas à désengorger les prisons». S’exprimant dans le cadre de la visite de prise de contact avec ses services, il s’est rendu hier au Camp pénal de liberté 6, aux Maisons d’arrêt de Rufisque, de Sébikotane et Rebeuss. Il se désole de ce qu’il a vu : «il y a des détenus, qui font plus de six mois ou une année sans être jugés en première instance et en appel. C’est un défi à relever. Il faut aménager des peines de substitution. Il y a des peines de substitution qui sont prévues par la loi», a expliqué le nouveau Garde des sceaux, qui estime que «pour des raisons culturelles, les autorités ne voulaient construire des prisons mais le Président Macky en construit pour humaniser les prisons». Dans sa volonté de «désengorger» la prison de Rebeuss, l’option prise par le chef de l’Etat est d’augmenter sa capacité d‘accueil de 500 places. Selon M. Fall, le Sénégal compte pour une population de 14 millions de Sénégalais, 10 mille 47 prisonniers. Il a ensuite salué le «bon» travail abattu par le colonel Daouda Diop, Directeur général de l’administration pénitentiaire, «pour les efforts déployés pour faire en sorte  qu’il  y ait un relatif confort de l’alimentation des détenus». En plus de la réhabilitation des prisons «devenues plus aérées», le Garde des sceaux s’est réjoui des efforts faits pour réinsérer les détenus.
ambodji@lequotidien.sn

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