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Pour freiner la propagation du coronavirus à Dakar, les Ong Emad et Plan international vont sensibiliser 60 quartiers dans la capitale par une approche communautaire.

Dans le rouge avec 75% des cas de Covid-19 au Sénégal, la région de Dakar cherche une voie de sortie. L’Entente des mouvements et association de développement (Emad) pense à une approche communautaire. 60 quartiers de la capitale seront sensibilisés pour freiner la propagation de cette pandémie qui a déjà enregistré plus de 4 000 cas depuis son apparition au Sénégal le 2 mars. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Ong Plan international, l’Emad s’est installée à Yoff pour former les leaders communautaires chargés de sensibiliser les populations.
L’accent sera particulièrement mis sur le couple enfant-fille en sensibilisant davantage les parents. «On a remarqué que c’est toujours en temps de crise que les prédateurs se jettent sur les filles. Il y a alors une multiplication des violences faites aux filles et aux enfants. Il est bon de mener cette sensibilisation au niveau de la communauté. Nous tenons à ce que la cible jeune et enfant soit protégée. On se rend compte que les jeunes et les filles sont très exposés», a expliqué Abdou Karim Fall, chargé des projets de l’Ong Emad. Dans ce projet financé par Plan international pour 43 millions, il sera aussi identifié dans chaque quartier 75 ménages pour la distribution de kits sanitaires (gels, masques, savons…). «A ce stade de la pandémie, nous savons que seule la communauté peut faire face. Nous avons axé notre stratégie sur l’engagement et la participation des communautés», indique Bamby Sylla Mbengue, conseillère nationale en santé de Plan international Sénégal.
Dans les quartiers, des groupes WhatsApp vont être créés. Cara­vanes et visites à domicile vont rythmer ces activités et les masses médias et radios communautaires seront mis à contribution. «Le salut passe par l’approche communautaire. Les médecins sont en train de faire leur travail. Les scientifiques sont dans la recherche. Nous allons entrer dans les quartiers et sensibiliser maison par maison. Nous nous appuyons sur les porte-voix des quartiers, imams, chefs de quartier…», souligne Abdou Karim Fall.

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