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Amadou Hott, ministre de l’Économie, du plan et de la coopération.

Les opérateurs économiques ont émis hier une kyrielle de propositions au ministre de l’Economie, du plan et de la coopération pour faire face aux conséquences du coronavirus. Le privé national insiste entre autres sur la nécessité de facilités bancaires, la suspension des taxes et un accompagnement pour éviter le chômage technique.

Le secteur privé national a rencontré hier le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération. Après la rencontre qui s’est tenue à huis clos dans les locaux de la Direction générale de la planification des politiques économiques (Dgppe), Amadou Hott a étalé les propositions faites par ses invités. Par exemple, les acteurs du secteur des technologies sont prêts à appuyer l’Etat et les entreprises dans ce combat contre le Covid-19, en utilisant les technologies adaptées, mais également aider tout le monde à travailler et faire des réunions le plus possible à distance si les choses devaient s’empirer.
Pour une intervention efficace, le secteur privé propose une coordination entre les différents acteurs privés et publics. Le tout, à travers le Fonds de solidarité qui devrait être un guichet unique pour les dons des entreprises. Il a été également souhaité un gel de certains frais et des facilités du système bancaire. Ce à quoi l’Association des banques a réagi, selon M. Hott, indiquant qu’ils ont déjà travaillé sur le sujet. «Avec ce que la Banque centrale va proposer, il y aurait un certain mécanisme et l’Etat va l’appuyer pour alléger les secteurs affectés», souligne le ministre de l’Economie. Le privé a souhaité des suspensions de taxes et reports d’échéances. «Celles qui paient des impôts ont proposé de verser une partie de leurs cotisations dans le fonds social, mais cela va être examiné avec le ministère des Finances et du budget et même d’autres mécanismes pour encourager les entreprises à abonder le fonds qu’on pourra aussi explorer», dit le ministre.
Egalement, des mesures plus personnelles d’accompagnement pour éviter le chômage technique ou permanent, d’aide à l’emploi ainsi qu’une révision du déficit budgétaire au niveau régional ont été abordées. «Nous avons commencé des discussions avec les autres pays, avec des partenaires tels que le Fonds monétaire international (Fmi) pour une opportunité de revoir les cibles de déficit pour permettre à des Etats de creuser un peu dans le déficit pour faire face aux dépenses nouvelles et aux moins-values sur les recettes à cause du ralentissement du secteur d’activités», informe Amadou Hott. D’ailleurs, indique-t-il, le secteur bancaire a déjà pris des mesures appropriées et souhaite davantage discuter avec son département et celui des Finances et du budget ainsi que la Banque centrale pour arrêter les mesures idoines pour les différents secteurs.
Il a été aussi plaidé la nécessité de revoir les cas de force majeure au niveau des contrats entre le secteur privé et l’Etat, mais aussi entre les entreprises elles-mêmes. Des garanties pour les entreprises culturelles formelles, mais également une aide à travers la Sodav qui regroupe les artistes touchés de plein fouet ont été requises.

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