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L’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (Anipl), en partenariat avec la société Deltago, a initié hier une session de formation sur l’alimentation de la vache à haut potentiel laitier, à l’intention des éleveurs. Elle vise à doter ces acteurs de toutes les informations relatives à une alimentation correcte des vaches afin d’extérioriser le potentiel, mais également pour qu’ils puissent donner à ces animaux une ration correcte, équilibrée et moins chère. «Pour avoir du lait compétitif, il nous faut dépenser le moins en matière d’alimentation», martèle Mamadou Ousseynou Sakho, secrétaire général du ministère de l’Elevage et des productions animales. Qui explique que la société Deltago a été attributaire du marché d’acquisition de plus de 1 000 génisses l’année passée. «Ces animaux ont été bien sélectionnés, mis au niveau des fermes, mais par la suite il s’est avéré qu’il y a un certain nombre de problèmes d’entretien lié notamment à leur alimentation. Ils recevaient beaucoup de concentré. Or le ruminant, sa ration de base c’est l’herbe, le foin, la paille», précise M. Sakho. Selon lui, suite à ces problèmes, des échanges ont eu lieu et «ils se sont rendu compte de l’obligation de tenir cette formation».
Sur l’importance de cet atelier, le président de l’Anipl assure qu’aujourd’hui «la maîtrise de l’élevage pour une bonne production laitière dépend essentiellement de ce que l’on donne à la race. Une vache qui vous produit 25, 30, voire même 40 l de lait a besoin de certaines choses, d’une bonne ration, d’un bon environnement, des enclos propres etc. Et cela, c’est l’objet de cette session qui est fondamentale et qui devrait nous permettre d’intensifier sensiblement notre production laitière». Mamadou Ba précise qu’il ne s’agit pas juste d’importer des races de qualité, mais c’est le suivi qui importe le plus.
A noter que ces cours ne seront pas simplement théoriques. Il y aura beaucoup de pratique, essentiellement dans des fermes qui ont été ciblées. M. Ba a en outre souligné un problème foncier. A l’en croire, pour pouvoir nourrir ces animaux, il faut du fourrage. Et quand on parle de fourrage, il faudrait avoir de la terre. «Aujourd’­hui avec cette démographie qui est galopante, les espaces cultivables se réduisent de plus en plus. Nous voulons qu’il y ait des zones qui nous soient dédiées de manière à ce qu’on puisse faire de la culture pour faire de l’ensilage. Nous voulons aussi avoir dans la vallée une ferme pour les animaux», demande-t-il. Avant d’informer qu’ils ont déjà initié des discussions avec le ministère des Finances. «Le projet d’attribution de terres est en train d’avancer positivement. Et du fait des importations qui vont se faire, nous avons au moins besoin de 1 500 hectares. Et je pense que c’est possible de les trouver», dit-il. Avant de renseigner qu’ils sont en train de consentir beaucoup d’efforts pour que la facture laitière qui est très élevée (60 milliards) soit considérablement réduite. «Avec la première opération, nous pensons que nous pouvons produire environ 16 millions de litres de lait par an. Et pour nos prochaines opérations, nous avons bouclé en ce moment environ une demande pour 3 mille têtes qui viendront de l’Europe et du Brésil», indique Mamadou Ba qui estime ainsi qu’avec ces importations qui seront effectuées dans le cadre d’un partenariat public-privé, cette facture laitière sera réduite.
mfkebe@lequotidien.sn

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