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Des efforts pour l’apurement des arriérés dus à la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) : C’est ce qui est demandé aux Etats membres de cette institution pour lui permettre d’assurer convenablement sa mission. Nommé hier à la tête du Conseil des gouverneurs lors de la 16ème Assemblée générale, le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, s’est engagé a apporté un appui de qualité à la Bidc.

Le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) a appelé les Etats à apurer les arriérés dus à cette institution. Hier, lors de la 16ème Assemblée générale du Conseil des gouverneurs, M. Bashir Ifo a exhorté les Etats à faire davantage d’efforts, en indiquant que les arriérés s’élèvent à 112,2 millions de dollars, soit 29% du capital. Insistant sur la nécessité de régler cette question, M. Ifo a attiré l’attention sur le fait «que les arriérés ont tendance à envoyer un signal négatif aux investisseurs et bailleurs potentiels». D’après lui, ces arriérés «peuvent entraver les efforts de mobilisation de fonds à des tarifs compétitifs». Poursuivant ses explications, le président de la Bidc a affirmé que «la fiabilité de la banque dépend des efforts pour l’apurement des arriérés». A l’en croire, c’est ce qui va la permettre «d’améliorer sa capacité à lever des fonds sur les marchés financiers et d’accompagner les projets des secteurs privés et publics au sein de la communauté».
Nommé au poste de président du Conseil des gouverneurs de la Bidc lors de cette Ag, le ministre de l’Economie, des finances et du plan a plaidé pour un accompagnement fort des Etats. Selon Amadou Ba, il s’agit d’accompagner fortement cette banque en termes «de mobilisation de ressources afin de lui permettre véritablement d’intensifier ses interventions en faveur des Etats membres de la Cedeao en vue de leur essor économique et par ricochet, leur émergence». En sa qualité de président en exercice du Conseil des gouverneurs de cette institution, il a fait savoir que cet appui se traduira également par «la sensibilisation des instances suprêmes de la Cedeao au caractère crucial que revêtent la mobilisation des ressources en capital de la Banque et le paiement par les Etats de leurs arriérés enregistrés».
D’après M. Ba, c’est cette marque de confiance et d’adhésion à l’endroit de la Bidc qui «favorisera indubitablement l’augmentation de sa capacité à lever des ressources internes et externes pour le financement des programmes et projets au sein de la communauté». Déclinant la feuille de route qu’il compte mettre en œuvre durant son mandat, Amadou Ba a informé qu’un «accent particulier sera mis sur la bonne exécution du plan stratégique 2016-2020». Les objectifs stratégiques de ce plan portent sur «le renforcement du processus de mobilisation de ressources et l’amélioration de la visibilité de la banque, la promotion de la croissance économique à base élargie et du développement social inclusif, le renforcement de la coopération et de l’intégration régionales, la durabilité environnementale et l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience organisationnelles». Le ministre de l’Economie, des finances et du plan a précisé que «les prévisions stratégiques 2016-2020 définies sont de l’ordre de 1 milliard 223 millions d’unités de compte en termes de mobilisation de ressources, y compris le paiement par les Etats de la totalité des arriérés en capital».
Par ailleurs, faisant le bilan de l’exercice de l’année précédente de la Bidc, son président a informé qu’en fin décembre 2017, l’institution «a enregistré pour la 4ème année consécutive un bénéfice net de 3,5 millions de dollars contre 2,5 millions en 2016». Selon Bashir Ifo, «l’exercice a été marqué par une importante injonction du capital». Il informe ainsi qu’un montant total «de 50 millions a été libéré par le Nigeria, le Ghana, la Côte d’ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et le Togo, réduisant les arriérés en capital». S’agissant de la mobilisation des ressources, il a aussi souligné que des progrès importants ont été réalisés en 2017. On note ainsi que la banque a levé un montant total «de 26 milliards de F Cfa sur le marché de l’Uemoa alors qu’un total de 60 millions de dollars ont été obtenus de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique».
dkane@lequotidien.sn

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