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En rencontrant l’Association des parents d’élèves du groupe Yavuz Selim hier, le ministre de l’Education nationale a proposé comme solution une administration provisoire qui sera confiée à son département. Selon Serigne Mbaye Thiam, cette solution semble être la meilleure, car elle va permettre de reprendre les enseignements rapidement. Dans le cadre des concertations pour sortir de cette crise, le ministre va rencontrer l’administration sénégalaise et le corps enseignant de ce groupe aujourd’hui.

Les parents d’élèves du groupe Yavuz Selim sont sortis de leur rencontre avec le ministre de l’Education nationale avec une proposition de confier l’administration provisoire des établissements de ce groupe à son département. Selon Serigne Mbaye Thiam, cette solution va permettre la reprise des enseignements dans un délai court. Dans la même veine, il estime que cette administration provisoire «doit conduire à une solution définitive qui assure le modèle pédagogique et la qualité de l’enseignement». A en croire M. Thiam, «dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves dans le cadre d’un partenariat, l’administration sénégalaise de l’école, les enseignants et tous ceux qui tiennent à la poursuite de l’expérience de ces établissements et du modèle pédagogique».
Face à la presse, M. Thiam a précisé que «les solutions sont à discuter avec l’administration de Yavuz Selim, mais les parents d’élèves peuvent jouer un rôle de facilitateur». Prenant en compte l’intérêt des élèves et de leurs parents, le ministre de l’Edu­cation nationale déclare que «l’administration provisoire est une solution qui va permettre d’aller vite et de reprendre rapidement les enseignements-apprentissages au niveau de tous les établissements Yavuz Selim».
Montrant aussi sa volonté de trouver une solution à ce problème, M. Thiam informe qu’il va «rencontrer demain (Ndlr : Aujourd’hui) à 10h le corps enseignant et à midi l’administration sénégalaise du groupe Yavuz Selim». Toutes ces rencontres, souligne-t-il, «rentrent dans le cadre des concertations et consultations en cours pour trouver une solution». «Les parents d’élèves ne peuvent pas engager Yavuz Selim dans la solution qui est proposée. C’est quand nous aurons fini ces concertations que nous pouvons entrer dans les modalités de mise en œuvre. La solution qui émerge, c’est celle de l’administration provisoire qui pourrait être mise en œuvre rapidement parce qu’en ce moment-là, c’est le ministère de l’Education nationale et l’Etat du Sénégal qui vont assurer l’administration provisoire pour conduire vers les modalités de mise en œuvre dans une phase de transition pour une solution définitive», a fait savoir le ministre.
Interpellé sur la question de la cession de ces écoles à la société Yavuz Selim Sa, le ministre de l’Education nationale déclare que «l’école n’est pas un bien marchand qu’on peut céder comme on veut». Poursuivant ses explications, il soutient que «si on pousse cette possibilité-là à la limite, des responsables d’établissements privés peuvent se lever et céder leurs écoles, les vendre à des personnes qui constituent une menace pour l’ordre public sans pour autant que l’Etat n’ait rien à dire». Et le ministre d’ajouter : «Le processus de cession de tout établissement privé doit être agréé par l’Etat. Et tant que l’Etat ne l’a pas agréé, il n’y a pas d’existence juridique et cette cession n’est pas opposable à l’Etat du Sénégal.»
dkane@lequotidien.sn

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