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Les Sénégalais ne sont pas de simples consommateurs. Du moins certains d’entre eux qui n’hésitent pas de mettre leur génie créateur au service de l’humanité. Si d’aucuns s’illustrent à travers la science pour le prouver, d’autres le font dans des domaines comme le sport.
C’est le cas du Budoka, Serigne Mbaye Guèye, qui est à l’origine de la création d’une discipline estampillée «Méthode opérationnelle combat rapproché Diambar» ou «Mocrad». Une discipline qui a vu le jour en 1998 et qui va pour la première fois participer à la 4ème édition de la «Nuit du Tatami» organisé demain samedi à Sorano par Sensei Yatma Lô.
Revenant sur sa discipline dont il est le père-fondateur, Serigne Mbaye Guèye explique la «Mocrad»  dont les techniques de base sont tirées de la lutte sénégalaise. «Les techniques de projetion proviennent de la lutte sénégalaise bien que le karaté soit la base de la  «Mocrad» où figurent d’autres techniques empruntées à la boxe, au judo et au taekwondo», a décortiqué Serigne Mbaye Guèye.
Aujourd’hui, le créateur de la «Mocrad» peut s’estimer heureux dans la mesure où cette discipline s’exporte bien. «La Mocrad est maintenant en Italie et en Israël. Je pourrais même dire qu’elle est beaucoup plus développée en  Israël. On se bat pour bien la vendre à l’extérieur.»
Entraîneur à l’écurie des Tigres, Serigne Mbaye Guèye  souligne que «les lutteurs gagneraient à pratiquer la Mocrad qui va participer à relever leur niveau technique». Parmi les athlètes qui ont eu à bénéficier de son expertise, l’expert dit avoir encadré un temps Tapha Tine de Baol Mbollo.
L’autre pari que veut réussir  à relever le budoka en créant cette discipline est de susciter chez  les jeunes sénégalais, une vocation  à mettre en avant leur génie créateur pour ne pas être en marge du rendez-vous «du donner et du recevoir» pour paraphraser le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor.

«Nuit du Tatami» : 400 combattants pour chauffer Sorano

La 4ème édition de la «Nuit du Tatami» se tient samedi à partir de 20  heures à Sorano. Une manifestation initiée par Yatma Lô et qui va accueillir 400 combattants. «La première édition, on avait 18 disciplines, la deuxième 13, la troisième 18 et aujourd’hui, on se retrouve avec 20 disciplines», se félicite Sunsei Lô.
Le parrain de cette édition est le ministre des Sports, Matar Bâ. Yatma Lô renseigne que la manifestation sera une occasion de décorer des personnes qui se sont investies pour la promotion du budo. Parmi elles, on peut citer Me Oumar Dango Loum, le colonel Momar Guèye entre autres. Le thème de cette 4e édition est «civisme et citoyenneté».

ambodji@lequotidien.sn

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