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L’importance du secteur artisanal sénégalais dans le processus de développement économique et social a toujours été bien perçue par les pouvoirs publics qui ont mis en œuvre des plans et stratégies destinés à en exploiter toutes les potentialités. Pour faire face à cette problématique, une politique de relance du secteur a été entreprise à travers la Lettre de politique de développement de l’artisanat, afin de trouver des réponses adaptées pour l’épanouissement du secteur. C’est la raison principale de la tenue à Saly de l’atelier sur l’élaboration d’une Stratégie nationale de développement du  secteur.
Selon le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, qui présidait la clôture de l’atelier, cet  exercice est conçu comme le point d’orgue d’un long processus itératif et inclusif. «C’est un long travail que nous avons voulu inclusif et participatif. Et nous arrivons aujourd’hui, à ce dernier atelier de partage avec l’ensemble des acteurs pour faire la dernière mouture que nous allons présenter à la haute autorité du pays», a précisé Dame Diop.
Poursuivant son propos, le ministre n’a pas manqué de dessiner les contours de cette stratégie qui fait d’abord le diagnostic du secteur. «Toutes les contraintes qui sont dans le secteur de l’artisanat ont été énumérées et en face de chaque contrainte, nous avons élaboré un programme qui permettra de relever ces contraintes. Nous savons que le secteur souffre de sites aménagés où les acteurs peuvent travailler convenablement, mais également, un manque de financement ou encore, un manque de formation adéquate de mise à niveau des artisans ainsi que des équipements des ateliers artisanaux, entre autres. Mais le secteur souffre surtout, de la non-prise en compte de cette dimension économique dans l’artisanat. Et nous voulons aujourd’hui, un nouveau type d’artisan qui comprend que l’artisanat est un secteur économique très fort, créateur de richesses mais aussi, créateur d’emplois», a déclaré  le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat.
En plus de cet atelier, le ministre a rappelé qu’en dehors de la Stratégie nationale de développement de l’artisanat (Snda), son ministère va travailler sur les réformes. «Le président de la République nous a donné instructions de travailler sur la réforme de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat  qui a été créée pour accompagner les artisans. Mais également sur la réforme du mobilier national qui a permis d’accompagner l’artisanat et qui a permis d’atteindre le taux de 15% de marché des artisans dans la commande publique. Cette réforme concerne également, les Chambres de métiers, parce que la politique de l’artisanat doit être portée par les Chambres de métiers. Et en voie de conséquences, ces dernières doivent être des chambres fortes et qui sont dotées de ressources financières, matérielles, humaines pour mener la politique au niveau décentralisé. Ce, pour permettre aux Chambres de métiers de jouer pleinement leur rôle avec des artisans qui sentent le besoin de s’inscrire au niveau de ces chambres. Nous accordons une place très importante à la réforme de ces chambres de métiers pour qu’elles puissent jouer véritablement leur rôle en tant qu’acteurs d’accompagnement pour les artisans», a conclu Dame Diop.

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