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Le gouvernement lance un «ultime appel» aux enseignants pour une «reprise immédiate» des cours dans l’école publique. Pour l’équipe de Mahammed Boun Abdallah Dionne, le mouvement de grève entamé depuis des mois par les syndicats d’enseignants «risque de mettre en péril, non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat». Dans un communiqué signé par son porte-parole, Seydou Guèye, le gouvernement rappelle à l’opinion et aux enseignants sa «responsabilité à assurer le droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays». A ce titre, le pouvoir promet de prendre toutes les mesures de «sauvegarde nécessaires à la continuité du service public de l’éducation». De là à prendre des mesures contre les grévistes comme les ponctions sur les salaires ou des réquisitions ? Pour le moment, le gouvernement se dit «résolument engagé dans une dynamique de promotion du dialogue social et de prise en charge des préoccupations des enseignants».
Lors de sa conférence de presse samedi dernier, le ministre de l’Education nationale informait prendre toutes les dispositions pour un réaménagement du calendrier scolaire. Serigne Mbaye Thiam avait appelé au «sursaut de tous pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics». Un appel qui avait divisé le mouvement syndical, car au sein du G6, deux organisations ont décidé de suspendre la grève. Il s’agit du Sels et du Snelas/Fc tandis que le Saemss, le Cusems, l’Uden et le Sels/A poursuivent la paralysie du secteur éducatif.
Pour ne rien arranger, la Feder déroule cette semaine son 12ème plan d’actions avec une grève totale de 72h qui débute aujourd’hui. A l’inverse, le gouvernement met l’accent sur ses efforts depuis 2012. Il s’agit, selon Seydou Guèye, de l’extinction progressive des corps émergents par le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté au gouvernement 43 milliards de francs de 2015 à 2017, avec un quota des mises en solde relevé au niveau de 10 mille enseignants par an. De plus, il cite la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappel de 18 milliards de francs Cfa et l’institutionnalisation de la Journée mondiale de l’enseignant dans le calendrier républicain et du Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant. Et récemment, conclut le gouvernement, «sur décision du chef de l’Etat, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60 mille francs Cfa à 85 mille francs Cfa par mois et par enseignant fonctionnaire ainsi que la revalorisation du traitement de tous les enseignants contractuels pour un montant forfaitaire de 10 mille francs Cfa».
bgdiop@lequotidien.sn

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