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Dorénavant, certains usagers de la mer qui empruntent quotidiennement en pirogue l’axe Foundiougne-Ndak­honga et vice-versa vont pouvoir voyager avec plus de confort et de sécurité grâce à la mise en service jeudi dernier d’un nouveau modèle de pirogue en fibre de verre. Ces embarcations devront aussi permettre de desservir toutes les îles du Saloum et contribuer ainsi à leur désenclavement.

Dans le département de Foundiougne et notamment dans les îles du Saloum, une révolution est en train de s’opérer dans le cadre du transport fluviomaritime. Cela a commencé hier à Foundiougne avec la mise en service de deux prototypes d’un nouveau modèle d’embarcation. Il s’agit de pirogues en fibre de verre qui, petit à petit, sont appelées à se substituer aux pirogues en bois utilisées par les populations locales depuis la nuit des temps. Avec respectivement une capacité de 17 et 11 places, ces embarcations ont pour objectif principal, selon le Directeur général de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), d’améliorer sensiblement les conditions du transport fluviomaritime sur l’axe Foundiougne-Ndakhonga mais aussi dans tout le département de Foundiougne pour que plus jamais, l’on ne puisse assister à un drame similaire à celui de Bettenti où le 24 avril 2017, 21 femmes avaient péri suite au chavirement de leur pirogue. Dans ce projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), assure Samba Ndiaye, c’est l’Etat qui a tout pris en charge et ne cherche pas à faire des bénéfices. «Nous avons reçu comme instructions de travailler en étroite collaboration avec les acteurs locaux et c’est sous ce rapport-là que nous avons signé un protocole d’accord avec le Comité local des pêches (Clp) de Foundiougne pour qu’ensemble nous exploitions ces deux unités navales», a fait savoir M. Ndiaye.
Au- delà de Fatick, ce projet concerne aussi les régions de Ziguinchor et Saint-Louis. Mais pour le Dg de la Sirn, il se pose un problème de moyens pour le mener à terme. Aussi, demande-t-il davantage d’appui de la part de l’Etat qui, rappelle -t-il, avait signé avec la Sirn un contrat de performance de trois ans (2018-2020) et dans lequel il était prévu que ladite structure soit dotée d’un budget de 12 milliards de francs Cfa mais qu’en ce moment ils n’ont reçu qu’environ 500 millions.
Au cœur de ce projet se trouve également l’activité de pêche. Ainsi, renseigne M. Ndiaye, pour faciliter aux pêcheurs l’acquisition des embarcations conçues pour la pêche et pour lesquelles il existe un modèle de 10 m de long et un autre de 8,5m, le ministère des Finances et du budget est en train de voir dans quelles mesures il serait possible de procéder à une exonération pour pouvoir les commercialiser à un moindre coût. «Les coûts réels des embarcations destinées à la pêche sont respectivement de 8 et 6 millions environ et cette exonération pourrait permettre aux acteurs de la pêche de les acquérir à un prix passant du double au simple», a laissé entendre Samba Ndiaye.
Au nom de ses pairs, le président du Clp de Foundiougne, Joseph Sarr, s’est vivement félicité de ce projet qui, selon lui, va leur apporter beaucoup plus de sécurité et de confort en mer.

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