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Jusque-là, le ladoum était un mouton d’élevage de prestige inaccessible à la bourse du citoyen lambda et peu utilisé pour la Tabaski. L’Association départementale des éleveurs de ladoum (Adel), qui œuvre pour l’amélioration et le développement de l’élevage à Rufisque, veut désormais, en faire un pourvoyeur de moutons de Tabaski. Abdoulaye Diakhaté, président de la structure, l’a fait savoir à l’occasion de la cérémonie officielle du Salon annuel de l‘Adel (Saladel) clôturé le week-end dernier. «Notre ambition est de mettre à contribution le ladoum pour combattre le déficit en moutons. Chaque année, plus de 300 mille têtes nous viennent d’autres pays pour la fête de la Tabaski. Les éleveurs doivent s’investir pour résoudre ce problème ; ne serait-ce-que partiellement», a expliqué M. Abdoulaye Diakhaté. Pour y arriver, l’Adel, qui regroupe plus de trois cents membres, compte procéder à des croisements entre les moutons de prestige et des sujets locaux pour arriver à des produits génétiquement améliorés et accessibles à tous. «Il faut créer une rupture pour satisfaire la demande sociale, c’est inéluctable. On va pour ce faire procéder à un mixage entre le ladoum et le sujet issus du cheptel local pour arriver à un produit amélioré qui sera accessible au Sénégalais moyen», a-t-il dit. «Le ladoum grandit vite et à 9 mois il a plus d’envergure qu’un mouton du cheptel local de 2 ans», a-t-il estimé avec la conviction que les premiers produits issus de ce mixage verront le jour sous peu. «Je vous donne l’engagement qu’à l’édition prochaine du Saladel, des sujets améliorés issus de ce mixage seront exposés», a ainsi assuré le président de l’Adel.
La 7ème édition du Saladel s’est déroulée du 2 au 8 mars au terrain des Hlm (Rufisque Ouest) et a porté sur le thème «l’amélioration génétique de la race ladoum, une solution à l’autosuffisance en moutons».

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