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Les élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’Education et de la formation se tiennent aujourd’hui. Même si le Saemss dénonce quelques manquements. Par contre, il appelle tous les enseignants à voter massivement afin d’amener le gouvernement à respecter la totalité des engagements signés.

Les élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation et de la formation (Erssef), prévues ce mercredi, aiguisent l’appétit du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saemss). Lequel a tenu un point de presse hier pour dénoncer quelques manquements et affiché son inquiétude. Selon le Secrétaire général du Saemss, «il y a certains principaux ou proviseurs qui tenteraient de demander aux enseignants d’aller faire cours ou de leur donner quelques heures pour aller voter. Alors qu’il est important que les enseignants aient toute la latitude de façon libre et disponible», dénonce Saourou Sène. M. Sène informe qu’il a une forte appréhension par rapport au taux de participation. «Si le gouvernement peut avoir une préoccupation pour le taux, naturellement il serait tenté d’avoir un taux faible à partir duquel, il pourra arguer devant l’opinion que ces syndicats qui parlent, les enseignants ne se reconnaissent pas à travers eux», tonne-t-il. En outre, le Saemss réfute le cumul des suffrages obtenus par les syndicats inscrits dans les 3 collèges. «Ce serait une violation flagrante des dispositions de l’arrêté», regrette-t-on. Aussi, pour ces enseignants, le gouvernement ne prend pas au sérieux ces élections. «Il y a la nécessité de prendre ne serait-ce qu’une circulaire qui devrait permettre aux enseignants d’aller voter, mais cela n’a pas été fait. J’ai constaté aussi que, dans le cadre du processus électoral, il y avait une confusion au niveau des autorités administratives. La représentation dans les bureaux de vote également pose problème», regrette Saourou Sène.
Il faut savoir que le fichier électoral compte 96 mille 713 enseignants alors que quelque 34 mille figurent dans le fichier des professeurs du moyen-secondaire. «De ce point de vue, le fait qu’on ait ce chiffre-là nous donne une idée par rapport à la légitimité de nos revendications», dit-il. Si la barre des 10% est atteinte, on devient impérativement un interlocuteur du gouvernement. «La réponse appartient au Président Sall. Mais nous, nous allons tendre la main à toutes les organisations qui n’auraient pas 10% pour leur demander de rallier le Saemss, quitte à créer une nouvelle dynamique unitaire de tous les syndicats du moyen-secondaire pour porter à bras-le-corps nos préoccupations», avance M. Sène. Ces enseignants exigent le strict respect de toutes les dispositions prévues par l’arrêt du 22 novembre 2016 signé par le ministre du Travail organisant le processus des élections de représentativité. «Nous n’accepterons pas qu’il y ait des couacs dans le processus», fustige-t-il.
Stagiaire

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