PARTAGER

A l’initiative de Alassane Ndour, Secrétaire général de l’Agence de développement local (Adl), des spécialistes de la microfinance, des représentants d’institutions de microfinance ont rencontré des porteurs de projets, samedi dernier à Niakhar, en vue de les sensibiliser, entre autres, sur l’éducation financière, gage d’une bonne gestion financière.

Dans un pays comme le nôtre où beaucoup de gens ont tendance à dilapider leur argent, l’éducation financière revêt une importance capitale. C’est conscient de cet état de fait que le Secrétaire général de l’Agence de développement local (Adl) a initié le week-end dernier, chez lui à Niakhar, une séance de sensibilisation sur des thématiques relatives à l’éducation financière, la budgétisation, l’épargne et la gestion des dettes, au profit de 76 ressortissants de l’arrondissement de Niakhar, bénéficiaires des Bourses territoriales pour un Sénégal émergent (Bt/Pse), octroyées par le Conseil départemental de Fatick, en partenariat avec l’Adl.
L’éducation financière qui selon le consultant en microfinance Adama Thiam, enseigne les connaissances, compétences et attitudes que les gens doivent adopter pour mieux gérer leurs revenus, dépenses, épargne et emprunt, correspondant aux bonnes pratiques de gestion de l’argent, est importante pour tout le monde. Dans la mesure où, de l’avis du spécialiste, «c’est une bonne chose que de permettre l’accès au financement, de générer davantage de revenus mais c’est un autre défi de gérer ces revenus-là et c’est en ce sens que la budgétisation est importante, parce qu’elle amène les gens à prioriser les dépenses». C’est pourquoi M. Thiam fera remarquer que  «quelle que soit ta volonté, quelles que soient tes performances économiques dans ton entreprise, si tu ne gères pas bien ton argent, cela ne te sert à rien et peut même être une source de problèmes pouvant impacter négativement la population ou le terroir», a-t-il prévenu.
Dans le même ordre d’idées, le président du Conseil d’administration de la caisse de Fatick, du Crédit mutuel du Sénégal (Cms), a fait savoir que l’éducation financière offre aux clients des institutions de microfinance «un avantage comparatif et donc un engagement plus responsable de leur part». En un mot, ajoutera Boubacar Dieng, l’éducation financière constitue un gage de rentabilité et donc de sérénité dans les relations entre les mutuelles et leurs sociétaires.
Pour sa part, l’initiateur de cette session de renforcement de capacités, Alassane Ndour a, par ailleurs, invité les cadres des autres localités du département de Fatick à faire en sorte que d’autres porteurs de projets puissent bénéficier de cette même formation. A noter qu’en plus de la sensibilisation sur l’éducation financière, lesdits porteurs de projets ont été également capacités en technique d’embouche.
dndong@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here