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C’est devenu un casse-tête pour la Fédération sénégalaise de triathlon de dénicher des athlètes chez les garçons nés entre 2005-2006 pour défendre les couleurs du Sénégal pour les prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) que Dakar accueille en 2022.
«Nous cherchons le garçon rare. On a le temps. Mais il est arrivé le temps d’identifier les athlètes qui doivent participer aux Joj pour les préparer», a déclaré le président de la Fédération sénégalaise de triathlon lors de l’accueil réservé mardi dernier au stade Léopold Senghor aux champions d’Afri­que sénégalais du «triathlon jeune» revenus de leur expédition à l’île Maurice.
Mais les responsables de la discipline n’en démordent de trouver d’ici quelque temps d’autres pépites après avoir réussi à dénicher la jeune Salimata Guèye. Sociétaire de l’Us Ouakam, elle a montré de belles dispositions pour valoir une satisfaction à son pays en s’illustrant de la meilleure des manières lors de ces joutes d’où elle est revenue arborant fièrement sa médaille d’Or autour du cou.
Le Lycée Jean-Mermoz n’a pas regretté de lui avoir accordé une semaine pour aller défendre les couleurs du Sénégal à ces championnats d’Afrique qui constituent les premières compétitions auxquelles elle prend part.
Salimata Guèye tient sa passion de ses parents qui sont tous deux des sportifs. Etant d’anciens basketteurs, sa mère, Seynabou Ndiaye Guèye, a été joueuse en France dans plusieurs clubs, et son père, qui a entraîné pendant dix ans en handi-basket, entrevoient un avenir radieux pour leur fille. C’est par effraction que la championne d’Afrique, pourtant taillée pour suivre les pas de ses parents basketteurs, est entrée au triathlon.
En tout cas c’est un premier motif de satisfaction pour le président de la Fédération sénégalaise de triathlon, Boubacar Gaye, qui estime que la performance de Salimata Guèye va contribuer à décomplexer les athlètes sénégalais vis-à-vis des Sud-africains et Tunisiens qui ont l’habitude de dominer le triathlon africain. «Il faut se mettre dans la tête que les Séné­galais rêvent d’une autre mé­daille olympique et en perspective des Joj 2022, notre espoir est placé en elle», affirme M. Gaye.
ambodji@lequotidien.sn

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