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Amadou Diaw, président du groupe Ism.

Le Goupe Ism, en collaboration avec Cifap, a tenu une table ronde hier pour lancer la formation en renforcement de capacités dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

L’Institut supérieur de management (Ism), en partenariat avec le Centre de formation professionnelle de référence dans la formation aux métiers de l’audiovisuel (Cifap), lance une formation «fabrique du cinéma africain de demain». Ce stage de renforcement de capacités de professionnels est axé dans la post-production, l’écriture de scénarios, la production de films et l’ingénierie du son.
En plus de trois mois de théorie, les étudiants bénéficieront d’un mois d’incubation pour affiner leur savoir. En effet, cette initiative-pilote contribue à booster l’industrie cinématographique et audiovisuelle naissante. Et restructure ce secteur dynamique qui a besoin de se réadapter aux nouvelles exigences édictées par le numérique.
Masse Mboup de «Marodi Tv», de surcroît réalisateur des séries Pod et Marichou, Adja, Golden, égrène, sur cette plateforme, un chapelet de défis de l’industrie créative qui fait travailler plusieurs jeunes. «Il faut que nos productions soient au niveau. Aujourd’hui, il faut qu’on ait de bons chefs opérateurs, de chefs décorateurs. Il n’existe même pas de scénaristes et c’est le nerf de la guerre, des maquettistes et des producteurs. Le cinéma est comme le foot sénégalais, la scène étrangère reste plus attractive. Il nous faut du temps et un peu plus de moyens pour arriver à un certain niveau.»
Une formation en quatre sessions-pilotes notamment, de monteur audiovisuel et cinéma, écriture de scénarios, chargé(e) de production fiction et la prise de son en fiction. Par ailleurs, elle permettra aux professionnels d’avoir des compétences. Non sans désengorger le producteur qui est souvent handicapé par le fait d’être sur toute la chaîne de la production de l’œuvre. La première partie porte sur la grammaire du montage (théorie) et la technique qui consiste à monter un film pour la certification et terminer par une incubation d’un mois. Le tout pour un coût de près de 5 millions de francs Cfa. Qui, à en croire Saliou Sarr, «est à la portée des acteurs. Car les rares qui se font former vont jusqu’en France ou au Maroc. Ce renforcement de capacités permettra à notre cinéma d’avoir des techniciens plus pointus», a ajouté le responsable des projets à l’Ism.
Le constat, toutefois, est que beaucoup de métiers de la production, de manière générale, tendent à disparaître de la scène de télévision et sur les émissions à savoir, le scribe, l’habilleur, le décorateur, le recherchiste. Conséquence : il est plus qu’urgent que l’offre soit diversifiée. Pour pallier les blocages, notamment l’élitisme du cinéma africain.
Le directeur de la Cinématographie reconnaît que «c’est à l’Etat de faire la promotion de ces films africains par l’acquisition des droits de ses films qui ne sont pas commerciaux ; l’éducation à l’image des plus jeunes à travers la diffusion dans les écoles et en allant vers le grand public», renchérit Hugues Diaz.
Une autre barrière notée par Oumar Sall est «la non-existence de distributeurs de films». Le Directeur général de Cinékap, de rebondir sur l’incubation prise en charge par sa structure de production : «Si l’Ism et Cifap s’engagent à former des jeunes Sénégalais, nous notre rôle c’est de permettre une fois ces jeunes formées de venir se faire la main chez nous.»

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