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Suite à la vague d’agressions constatées ces jours-ci et dont les enfants sont victimes, le Collectif pour la protection de l’enfance est encore monté, samedi dernier, au créneau pour manifester son inquiétude et son indignation mais aussi appeler l’Etat et les parents à plus de vigilance et de rigueur quant à la protection de cette couche vulnérable.

Le Collectif pour la protection de l’enfance(Cpe) a organisé, samedi dernier, une conférence de presse pour «manifester son inquiétude et son indignation suite aux enlèvements, viols et meurtres notés ces jours-ci sur les enfants». A en croire la présidente madame Anta Pierre et Cie, depuis sa création il y a un an, le Collectif a recensé 26 enfants victimes d’enlèvement. Parmi ces enfants, disent-ils, 4 ont été retrouvés morts, 2 sont toujours introuvables et 20 retrouvent leurs domiciles res­pectifs avec parfois des troubles mentaux. «Serigne Fallou Mba­cké, un enfant de 4 ans qui habite à Touba, et Mouhamed (adresse et nom de famille non précisés) sont toujours introuvables», lit-on dans un document du collectif mis à la disposition des journalistes qui couvraient la rencontre. Mme Pierre et Cie déplorent dans la foulée la lenteur notée dans le traitement du dossier de Serigne Fallou Diop, enlevé et tué l’année précédente. Ils comptent ainsi accompagner «les familles pour que les dossiers qui traînent puissent être traités et que justice soit faite».
En outre, le Cpe demande aux autorités étatiques une prise en compte urgente des mesures qu’il propose pour l’éradication de ce phénomène. Entre autres propositions, les membres du collectif veulent une mobilisation de professionnels, en con­tact avec les enfants, formés à la détection et conduite à tenir face aux violences faites aux enfants, un apport de soutien psychologique aux victimes par la gratuité des soins, des sensibilisations de l’opinion publique par des campagnes d’information sur les violences faites aux enfants, une mise en place d’un numéro vert permettant à toute personne témoin d’une scène suspecte dans la rue, les écoles ou dans tout lieu de pouvoir dénoncer.
Le collectif réclame également la mise en place d’une alerte-enlèvement en cas de disparition d’un enfant et qui passerait sur toutes les chaînes de télévision avec la photo de celui-ci et ses caractéristiques. Par ailleurs, le collectif se sent seul dans ce combat qui exige l’implication de tout le monde. Par conséquent, «nous réitérons notre demande de soutien auprès de toutes les autorités, des artistes qui sont porteurs de voix et peuvent aider à véhiculer des messages de sensibilisation», a conclu Mme Anta Pierre.
Stagiaire

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