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Malgré la présence de 123 établissements de formation professionnelle répartis en 111 centres de formation et 12 lycées d’enseignement technique et professionnel, le ratio qualification professionnelle sur demandeurs d’emploi reste relativement faible dans notre pays. «Si vous prenez 100 jeunes demandeurs d’emploi, seuls les six ont une formation professionnelle», a annoncé jeudi sur le sujet Dame Diop, Ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat (Mefpa). «Pour régler l’épineuse question de l’emploi, il nous faut régler la question de l’employabilité ; et celle-ci se trouve à travers les centres de formation», a ainsi déduit M. Diop qui a annoncé, pour ce faire, l’érection de 45 nouveaux centres qui vont désormais porter le total des centres de formation professionnelle à 156. «C’est la raison pour laquelle, en plus des 111 centres de formation qui existent aujourd’hui, le président de la République a décidé d’en construire à travers les départements du pays 45 autres qui vont nous permettre d’élargir l’accès à la formation professionnelle, de donner de la qualification aux jeunes, de leur permettre d’avoir un emploi, mais surtout d’auto-entreprendre et d’être un employeur», a-t-il dit sans donner d’échéancier pour la matérialisation du projet. Toutefois, l’érection de ces nouveaux centres va répondre à une logique d’équité comme le veut le slogan «Un Sénégal de tous et pour tous». «Les (nouveaux) centres de formation professionnelle que nous voulons installer vont se faire de manière très équitable au nom de l’équité territoriale, mais aussi de l’équité sociale», a fait savoir le Mefpa. C’est d’ailleurs le sens de la cérémonie de lancement de la cartographie de l’offre de la formation professionnelle et technique lors de laquelle une convention a été signée entre le ministère et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). «L’objectif fondamental c’est d’avoir un outil de décision qui permettra de savoir le lieu le plus pertinent pour l’implantation des centres de formation. Cet outil de décision va nous permettre aussi d’orienter les offres de formation en fonction des opportunités», a dit M. Diop, convaincu que «l’expérience et l’expertise de l’Ansd» augurent d’une réussite certaine à ce programme. Le directeur de l’Ansd, Babacar Ndir, a promis pour sa part un délai de 6 mois pour le travail de terrain qui va aboutir à des données statistiques fiables pour la matérialisation du programme.
abndiaye@lequotidien.sn

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