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Les films Une place dans l’avion de Khadidiatou Sow et La femme lionne de Lobé Ndiaye ont été projetés ce mercredi à E-jicom. Ce, dans le cadre du mois du cinéma au féminin qui coïncidait avec l’offre pédagogique de la dite école. Ces deux films portés par des femmes ont été revisités pour permettre aux étudiants de savoir ce qui se passe à l’extérieur, dans l’art et le cinéma. Mais également pour permettre à l’Association sénégalaise de la critique cinématographique (Ascc) de rendre visible le travail des femmes dans le cinéma.
Dans le premier film, on voit un homme du nom de Moussa qui a longtemps rêvé de voyager et, un jour, il entend à la radio qu’un avion spécial à destination des Etats-Unis est mis à la disposition de tout voyageur désireux d’émigrer sans aucune formalité ou contrainte. Mais les places sont limitées. Aussitôt, il ne s’est pas empêché d’aller rejoindre l’avion mais il n’était pas le seul car les autres membres du village étaient au courant et tous couraient après lui pour aller à l’aéroport à pied. Une scène comique qui a plongé la salle dans un éclat de rires. En effet, l’auteur a voulu partir de l’humour pour conscientiser sur le sujet de l’émigration.
Quant au documentaire de Lobé Ndiaye, c’est un portrait de Mme Andrée Marie Diagne Bonané, professeur de Lettres à l’Univer­sité Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans ce court métrage, la réalisatrice montre une femme enseignante, épouse, une femme au foyer qui s’occupe bien de son mari. Mais elle ne se limite pas seulement au parcours de la dame, car elle y fait aussi la synthèse de plusieurs arts. On y voit des tisserands, de la peinture, du slam etc. «Il y a eu un appel à projet à Cotonou, qui consistait à faire le portrait d’une femme battante et, subitement, j’ai pensé à Mme André Marie Diagne Bonané. Elle a été mon professeur depuis le lycée en passant par l’université. Je suis allée vers elle, et elle a répondu favorablement et on a commencé à travailler», a expliqué Lobé Ndiaye. Qui soutient que Mme Diagne milite depuis 40 ans pour que les filles restent à l’école. Sa générosité de transmettre le savoir, son engagement et sa combativité ont forcé Lobé à aller vers elle. Cette écrivaine a insisté également dans son documentaire sur l’intégration de l’actrice principale dans la société sénégalaise. Car, argue-t-elle, «elle a quitté son pays le Burkina Faso à l’âge de 20 ans. Après ses études en France, elle est venue s’installer au Séné­gal». Mme Ndiaye appelle ainsi la jeune génération à prendre l’exemple de Mme Andrée Diagne Bonané pour aller de l’avant.
mfkebe@lequotidien.sn

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