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La Plateforme des Femmes pour la paix en Casamance (Pfpc) a organisé la cinquième édition de la table de paix en Casamance hier à Dakar. Une occasion saisie par la présidente, Ndèye Marie Diédhiou Thiam, pour appeler les Organisations de la société civile (Osc) à accompagner massivement cette dynamique de paix.

Au Sud, il y a une situation d’accalmie qui perdure même s’il y a parfois des pics de violence comme l’assassinat du Secrétaire général autoproclamé du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), qui rappelle qu’elle est fragile. Même si les initiatives ont permis d’en arriver là au grand bonheur des populations. Et la Société civile reste indispensable dans ce processus de paix en Casamance ! La présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc) en a fait la déclaration alors qu’elle s’exprimait lors de la table de paix qui s’est tenue hier. En effet, Ndèye Marie Diédhiou Thiam déclare que les Organisations de la Société civile ont joué leur partition dans la résolution de ce conflit mais doivent tout de même être accompagnées dans cette dynamique de paix qui, depuis 2012, «a permis d’avoir une accalmie dans la région sud du Sénégal». Car, pour elle, c’est de cela dont on a besoin pour que cette accalmie qui perdure soit traduite dans les meilleurs délais en un accord de paix définitif. Mme Thiam laisse entendre par ailleurs que les pays frontaliers comme la Gambie et la Guinée-Bissau vivent systématiquement les difficultés liées à ce conflit armé, qui s’est transbordé à leur intérieur.  «Car, explique-t-elle, nos populations sont allées se réfugier soit en Guinée-Bissau soit Gambie. Et par conséquent, la Gambie et la Guinée Bissau doivent apporter davantage leur contribution pour une paix durable en Casamance», plaide la dame, tout de blanc vêtue à l’image des autres participantes à cette cinquième édition de la table de paix des femmes.
Répondant à une question relative à l’assassinat de Abdou Elinkine Diatta, Secrétaire général autoproclamé du Mouvement des forces démocratiques de Casa­mance (Mfdc), abattu dans son village le 27 octobre dernier, Mme Thiam condamne «avec force ce drame qui constitue une tache noire de le processus de paix».

Stagiaire

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