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Le directeur de l’Etat civil, accompagné d’une forte délégation, était à Diourbel pour évaluer la situation qui prévaut dans cette ville. Situation très difficile avec une détérioration des archives que les archivistes et documentalistes, dépêchés par la direction de l’Etat civil, vont essayer de reconstituer.

L’appel de détresse a été entendu : Le directeur de l’Etat civil a envoyé une équipe d’archivistes et de documentalistes à la Municipalité de Diourbel pour aider ses agents à mettre à jour les actes d’Etat civil. «Nous sommes venus pour constater de visu les problèmes de Diourbel concernant la gestion de l’Etat civil. On a jugé utile de se déplacer avec nos équipes pour voir exactement ce qui se passe. On a constaté qu’il y a des problèmes au niveau de la gestion des archives. C’est une gestion qui a été héritée avec des responsabilités. Cette situation qui prévaut à Diourbel est aussi dans d’autres communes. Donc, elle est très profonde. Comme vous l’avez constaté, le travail est en train d’être fait», explique Aliou Ousmane Sall, qui s’est rendu à Diourbel pour essayer de régler le problème. Il ajoute : «On va prendre toutes les mesures nécessaires pour bien faire le travail. On ne déplace pas le problème, il faut l’affronter. C’est pourquoi on s’est déplacé à Diourbel pour assister la population et régler les problèmes.» Selon lui, le cas de Diourbel est la face visible de l’iceberg. Tant la situation est catastrophique sur toute l’étendue du territoire national. A Diourbel, la situation nécessite énormément d’investissements pour conjuguer au passé cette question. Alioune Ousmane Sall révèle qu’il a recommandé au maire de «créer des centres secondaires parce que c’est une de ses compétences». «D’autant plus qu’une ville comme Diourbel doit avoir des centres secondaires et également plus d’officiers d’Etat civil pour permettre l’accessibilité des populations à ce service qui est fondamental pour chaque citoyen sénégalais. Le service de la commune va prendre toutes les dispositions pour aller vers la création des centres secondaires, mais surtout nommer des officiers d’Etat civil», a-t-il rassuré.
Par ailleurs, l’informatisation des centres d’Etat civil est un sérieux problème. Même si un programme financé par l’Union européenne, à hauteur de 17 milliards de F Cfa, va permettre d’informatiser les centres d’Etat civil. Il dit : «Ce financement est une source de solutions, car cela permettra de moderniser le système d’Etat civil sénégalais et interconnecter les centres. Ainsi, chaque citoyen, à partir de n’importe quel centre, pourra avoir un acte d’état civil.» Ce sera une véritable révolution.

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