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Pour en finir avec les téléthons et autres formes de demande d’aide pour les artistes, les Acteurs de l’industrie de la musique (Aim) veulent une audience avec le président de la République. Ce sera l’occasion de «lui exposer leurs problèmes et éventuellement dégager des pistes de solution», disent-ils.

«Il faut une prise de conscience générale !», disent les Acteurs de l’industrie musicale (Aim). Les membres de cette association culturelle, excédés par leur situation sociale, veulent une audience avec le président de la République pour trouver une solution à leur problème. «De­puis les indépendances, il y a des problèmes qu’aucun ministre de la Culture n’a su régler, bien que nous ayons espoir avec l’arrivée du nouveau ministre de la Culture», a affirmé Zeynoul Sow, le président de l’Aim hier, lors d’une conférence de presse. Hilaire Chaby Hary, le trésorier de l’Aim lui, estime que les véritables problèmes à régler sont entre autres : la définition du statut de l’artiste et une couverture maladie. «Que l’on ne nous considère pas comme des acteurs qui sont là que pour faire plaisir. La voix au chapitre, nous devons partager avec les décideurs ce que nous vivons. On souffre de la couverture maladie et du statut de l’artiste. Il faut partager les solutions avec les décideurs»,  a mentionné Hilaire Chaby Hary. Qui pense que la Couverture maladie universelle est une bonne chose mais «il faut l’adapter aux artistes».
Le trésorier de l’Aim informe également que des séries de rencontres ont permis de diagnostiquer les maux dont souffrent les artistes et des pistes de solution sont élaborées. Seulement, «nous ne sommes pas des mendiants encore moins des quémandeurs. Nous avons un métier noble.  On a travaillé sur tous les maux et on veut en discuter avec le Président», a défendu Hilaire Chaby Hary. Qui n’a pas manqué de faire une analyse de l’année de la Culture. «Quand ceux qui nous administrent pensent que c’est dans des bureaux que ça se passe alors qu’ils ne vivent pas les problèmes des artistes, on est dans une impasse. L’émergence vous appartiendra dans vos documents mais dans la réalité vous serez loin du chapitre», a-t-il déclaré. Interpellé sur la nécessité d’évoquer les problèmes d’abord avec la tutelle, Hilaire Chaby Hary réagit : «Nous ne sommes pas assujettis à un quelconque responsable de la culture. Nous voulons prendre nos responsabilités et cela suppose qu’on nous consulte.»
L’artiste Kiné Lam a pour sa part, évoqué la difficulté des acteurs à se trouver un toit. La chanteuse de 40 ans de carrière demande à l’Etat de leur affecter des terres à Diamniadio. «Au Sénégal, les enseignants, les policiers presque tous les corps de métier ont leurs cités. Et pourquoi pas nous ? Nous ne cherchons pas la facilité. On peut payer les terrains sous forme de location-vente», a-t-elle proposé.
mgaye@lequotidien.sn

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