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C’est le 29 janvier 1999 que le Sénégal a voté la loi interdisant la pratique de l’excision. 20 ans après, le Comité sénégalais de lutte sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé de la femme et de l’enfant (Coseprat) reconnaît les efforts de l’Etat. Mais il exhorte les autorités à vulgariser et appliquer la loi dans toute sa rigueur.

La pratique de l’excision est interdite sous toutes ses formes au Sénégal. Cette interdiction a été instaurée à travers la loi n°99-05 du 29 janvier 1999, votée par l’Assemblée nationale. 20 ans après, le Comité sénégalais de lutte sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé de la femme et de l’enfant (Coseprat) estime qu’«il est temps d’entrer dans la phase d’accélération pour mettre un terme à l’excision dont 23% des femmes âgées de 15 à 49 ans déclarent avoir été victimes (l’Eds 2016).» Selon toujours le comité, «vingt ans après, des avancées significatives sont certes notées, mais il reste encore du chemin à faire parce que cette loi suscite toujours des commentaires et peine à être appliquée dans toute sa rigueur. En effet, depuis son vote, peu de personnes ont été inquiétées.»
Aujourd’hui, le Coseprat demande à l’Etat la vulgarisation et l’application de la loi dans toute sa rigueur pour décourager les exciseuses et les parents qui encouragent la pratique. A leur avis, le Sénégal dispose de plusieurs instruments pour atteindre ses objectifs. Il s’agit, entre autres, du Programme national de développement sanitaire et social (Pndss), du Plan d’action national de la femme (Panaf), du Plan d’action national pour l’abandon de la pratique de mutilations sexuelles, le Comité technique national, organe de coordination, les Comités régionaux et départementaux, le Comité de gestion communautaire, la Cellule de coordination nationale, le Forum des partenaires pour l’accélération de l’abandon de l’excision.
Mais dans le communiqué, les membres du Coseprat invitent également les autorités à la mise en place du Conseil national de promotion de l’abandon de l’excision au Sénégal, organe d’orientation du plan d’action. Les membres de la plateforme appellent aussi à une synergie d’actions des acteurs dans la sensibilisation des élèves, des jeunes sur les questions liées à l’excision. Par ailleurs, ils ont appelé à une plus forte mobilisation pour célébrer, à l’instar des autres pays, la Journée internationale «Tolérance zéro aux Mgf/E», chaque 6 février.

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