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«Le code de la presse est légitime. C’est même une question de souveraineté que le Sénégal puisse être doté d’un cadre juridique pour la presse, pour que cette dernière puisse mener correctement son travail et qu’elle puisse jouer réellement son rôle.» C’est l’avis de la parlementaire Hélène Tine.  C’était hier, au cours de la marche de l’Association de la presse locale de Thiès (Apl) pour le vote du code de la presse. La députée à l’Assemblée nationale d’expliquer, qu’elle avait remis une question écrite au gouvernement du Sénégal le 7 mai de l’année dernière, suite au débat qui a été organisé sur la question du code de la presse, après la fête du 3 mai, pour interpeller, selon elle, l’Etat sur «l’inexistence d’un cadre juridique pour la presse dans notre pays. Mais également que la 12e Législature puisse voter ce code». Elle pense d’ailleurs que c’est suite au dépôt de cette question écrite que «le ministre de la Communication, qui a été très réactif, a répondu pour me dire qu’il allait organiser dans les meilleurs délais, un atelier pour relancer le projet». Un vieux projet, selon Hélène Tine, qui date de 2009, et «qui n’a jamais été déposé à l’Assemblée nationale».
«Ce que j’ai vécu durant cette Législature, c’est qu’il y a juste eu une concertation pour apprécier le contenu du projet. Et il y avait une question qui fâchait, c’était la dépénalisation des délits de presse. Mais je pense que depuis lors les discussions sont avancées», explique- t-elle avant de dire que «le ministère de la Culture et de la communication a organisé un atelier sur la question et les concertations sont en cours». Selon la parlementaire, «nous sommes en phase sur cette question cruciale que vous portez aujourd’hui et nous vous disions que nous allons continuer le plaidoyer. Cela doit être une préoccupation de tous les Sénégalais que la presse puisse avoir un cadre juridique». A sa suite, le trésorier de l’Apl, et membre du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), Frederick Diallo, a remis le mémorandum à l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de la région de Thiès. Un mémorandum qui s’articule autour de cinq points. Il s’agit notamment, cite M. Diallo, de «l’environnement économique de la presse, la situation sociale des travailleurs, les menaces sur la stabilité du pays, la gestion de la Maison de la presse et le code de la presse». Des points qui, selon, l’autorité administrative, seront transmis, à qui de droit.
L’adjoint au gouverneur, Mbassa Sène, a salué la mobilisation de la presse de Thiès, son «engagement à œuvrer pour avoir de bonnes conditions de travail mais également de vie pour l’ensemble des journalistes et tous les autres qui s’activent dans le domaine de la presse». Toutefois, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives a rappelé, «les efforts fournis par les pouvoirs publics notamment le décret pris par le chef de l’Etat portant organisation et fonctionnement de la Maison de la presse. Mais également l’examen du code de la presse qui se fera incessamment à l’Assemblée nationale». Selon lui, que «l’écrasante majorité des doléances de la presse sont prises en charge par les pouvoirs publics nonobstant cela des efforts restent à faire pour améliorer le cadre de vie et l’environnement du travail des journalistes».
nfniang@lequotidien.sn

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