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L’école nationale de formation maritime va devenir une école nationale supérieure de formation maritime. L’information a été donnée hier par Oumar Guèye. Selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, le président de la République, lors de sa visite officielle en Pologne, avait décidé, dans le cadre de la coopération avec ce pays, de faire muer cette école de formation maritime en école nationale supérieure de formation maritime. Par conséquent, l’entrée dans cette école sera corsée. Ce sera toujours par concours, mais avec le niveau Bac pour intégrer les besoins en termes de formation dans le cadre de l’exploitation du pétrole, du gaz et de la navigation maritime. Cette annonce fait suite à une demande de Tahirou Samb, professeur en enseignement maritime, qui a souhaité une formation adéquate du personnel maritime portuaire en hydrocarbures, en navire citerne pétrolier et gazier pour disposer de ressources humaines adéquates en exploitation du pétrole et du gaz car, explique M. Samb, le secteur maritime se situe en amont et en aval de l’exploitation pétrolière et gazière. «On espère dans le cadre de la coopération avec la Corée un programme d’équipement et de perfectionnement des ressources humaines», a dit le professeur selon qui, l’enseignement maritime doit être à la hauteur des nouvelles technologies. Tahirou Samb s’est par ailleurs inquiété de l’avenir de la pêche face aux découvertes et à l’exploitation du gaz et du pétrole. Il s’exprimait hier à la cérémonie de remise de diplômes de la promotion 2016-2017 de l’Ecole nationale de formation maritime (Enfm) où quatre sections, pour un total de 37 élèves, ont reçu leur parchemin au Grand Théâtre. Les majors des quatre sections ont reçu chacun un ordinateur portable offert par leur parrain Jong Koo Lee, directeur général de la société de pêche Capsen.

Aucune inquiétude par rapport à la cohabitation pétrole-pêche
«Les intérêts du secteur de la pêche seront préservés dans le cadre de l’exploitation des gisements de gaz naturel et de pétrole. Il n’y a aucune inquiétude à ce niveau», dit Oumar Guèye aux acteurs. La pêche contribue au développement économique et social du pays, mais aussi à la croissance. Elle est le premier poste d’exportation au Sénégal. En 2016, le pays a exporté 204,6 milliards de francs Cfa, soit 14,63% des recettes d’exploitation nationale. Le secteur contribue également pour 3,2% du Pib, et plus de 600 mille personnes y travaillent de manière directe et indirecte. Aussi, la consommation de poisson est de 29 kg par personne par an au Sénégal, là où la moyenne mondiale tourne autour de 20 kg par personne et par an. «75% de nos besoins en protéines d’origine animale proviennent du poisson», a indiqué le ministre.
ksonko@lequotidien.sn

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