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Ce ne sont pas les ambitions qui font défaut aux femmes de l’Unsas. Ces enseignantes sont à la quête d’une autonomisation dans leur travail. Le  thème  de leur 2e Assemblée générale, «L‘Unsas et l’autonomisation des femmes», tenue ce samedi, est révélateur de leurs ambitions. «Cela n’a pas été facile, car depuis un an nous sommes là déçues. Nous avons un comité des femmes qui a connu une léthargie. A cause de cela, nous avons voulu mener ce combat en mettant les femmes à l’orbite, de travailler ensemble dans le comité d’initiative. Toutes les femmes qui ont eu à travailler avec nous étaient courageuses et engagées, car elles ont compris notre initiative. Elles savaient ce qui nous attendait, c’est-à-dire l’autonomisation des femmes», a indiqué madame Yvette Keïta Diop, secrétaire adjointe de l’Unsas.
La création de ce groupe, poursuit-elle, «a permis  de renforcer les mentalités des femmes». Ainsi, «on a réussi à les conforter, à leur inculquer ce qu’il fallait, c’est-à-dire le goût du savoir, d’arriver à atteindre les objectifs qui sont autonomistes, mais pas en passant par beaucoup de choses».
La secrétaire générale adjointe de l’Unsas pense aussi qu’en sortant de cette Assemblée, elles auront «un groupe debout qui va combler le gap sur tout ce qu’il y a comme léthargie». C’est en ce sens qu’elle a magnifié l’appui des femmes qui l’ont soutenue dans ce combat avant d’ajouter qu’elles ne vont pas baisser les bras.
«On va se battre pour renverser la tendance et changer les choses, car il est temps qu’on arrive à se départir du complexe des femmes qui sont toujours derrière les hommes à applaudir et à apprécier. On est debout», avertit-elle.
A la question de savoir ce qu’il faut faire pour participer à l’autonomisation des femmes, Yvette Keïta Diop reconnaît tout de même que les défis sont énormes. «Il y a des problèmes dans la maison, le lieu de travail. Mais par la formation de ces femmes, elles sauront comment marcher pour atteindre les objectifs», répond-elle en précisant leurs objectifs. «On voudrait des salaires égaux. Dans les entreprises, on néglige les femmes quant à certains postes de responsabilités. Cela peut être résolu par la formation de ces femmes pour savoir sur quel pied marcher», dit-elle.  Même au niveau des centrales syndicales, informe-t-elle, elles vivent cette discrimination qu’elles veulent renverser en s’améliorant et en se formant.
Selon Mademba Sock, secrétaire général de l’Unsas, l‘autonomisation des femmes est un sujet d’actualité qui interpelle, à bien des égards, le monde syndical. Il partage ce sentiment avec les femmes. «Nos femmes, membres de l’Unsas, ont organisé cette retrouvaille. Elles ont échangé sur l’autonomisation des femmes. Ce qui est d’actualité, car elles ne sont pas en reste par rapport aux évolutions de la société et à l’élévation sociale. Cette journée sera riche en termes de renseignements. Notre organisation salue toutes les femmes», dit-il.
De l’avis de Mademba Sock, le débat sur l’autonomisation des femmes passe par ce genre de tribunes. «On parlera du rôle des femmes et leurs droits, de la vision que le monde doit apposer sur la femme», ajoute-t-il, en reconnaissant que «les femmes sont parfois plus compétentes que les hommes». Donc, pour lui, «elles doivent s’impliquer davantage».
Un avis partagé par Mme Yvette Keïta Diop qui pense qu’il y a toujours un écart au niveau de la rémunération et les femmes peinent aussi à accéder aux instances de décision.
Pour relever le défi lié à l’autonomisation des femmes, Mme Diop reste optimiste avec ce mouvement des femmes qui va leur donner un nouveau souffle qui va  «fédérer un potentiel viable qui sera le fer de lance de l’Unsas et régler toutes les léthargies».

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