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Le week-end a été tendu entre le service du commerce de Diourbel et les boulangers, qui ont unilatéralement, augmenté le prix de la baguette de pain de 190 grammes de 150 francs à 200 francs Cfa. Pire, parmi les 25 boulangeries de la commune de Diourbel, seules 3 ont produit du pain hier, dimanche.

Trouver du pain pour le petit déjeuner a été hier un véritable parcours du combattant pour les Diourbellois. Après avoir augmenté le prix de la baguette de pain de 150 à 200 francs Cfa, d’une manière unilatérale, samedi, nombre de boulangers de la commune ce Diourbel n’ont pas produit de pain le dimanche. Ils observent un mouvement d’humeur de 48 heures. Une situation qui a conduit le chef du service régional du commerce à saisir 83 sacs de farine d’une valeur marchande de plus d’1 million 400 mille francs Cfa et des sacs de baguette de pain. «Ce n’est ni plus ni moins qu’une pratique de prix illicite. Des sanctions pécuniaires auront lieu normalement et s’ils ne font pas attention, ces saisies seront vendues et l’argent versé dans les caisses de l’Etat», menace Amadou Touba Niane. En colère contre ces patrons de boulangerie, le régional du commerce a tenu à rappeler : «Nous nous sommes retrouvés il y a de cela quelques semaines en Conseil régional de la consommation pour consacrer un quatrième format de pain dans la région de Diourbel ; ceci en plus des trois formats existants d’où l’un reste un format standard de 190 grammes vendu à 150 francs Cfa et deux autres formats de 125 grammes à 100 francs et 65 grammes à 50 francs. La population de Diourbel s’est réveillée croyant qu’il y avait une hausse du prix du pain passant de 150 à 200 francs Cfa. Il n’y a aucune hausse du prix du pain. C’est juste qu’on leur a offert quatre possibilités avec la production obligatoire du format de 190 grammes à 150 francs.»
Le commissaire aux enquêtes économiques a tenu à préciser que les boulangers de la ville de Diourbel ont fait une entente et une pratique interdite en matière de concurrence. A en croire M. Niane, «Diourbel commune s’est singularisée dans ce jeu. C’est une farce de mauvais goût. C’est une tentative de forcing qui ne passera pas. Ils sont en train de tester la force de frappe de l’Etat. Il faut rapidement que la situation revienne à la normale avec la production obligatoire du format de 190 grammes à 150 francs». Ainsi avertit-il, «le contentieux est ouvert individuellement contre chaque boulanger ayant procédé à la substitution de ce format.  Ils sont convoqués et ils défèrent à la convocation, s’ils ne le font pas, je les défère au procureur de la République». La production du format standard sera obligatoire si on en croit Amadou Touba Niane. Il n’a pas hésité à demander aux boulangers d’arrêter «la production de ce nouveau format de 200 francs Cfa jusqu’à ce que l’autorité administrative convoque une réunion pour discuter des modalités de sa mise en œuvre».
A la suite de Amadou Touba Niane, Le Quotidien a tenté d’entrer en contact avec Cheikh Diack, le président de l’Asso­ciation des boulangers de Diour­bel. Malgré plusieurs relances, il n’a pas daigné évoquer la situation.

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