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«J’appelle le secteur privé à se préparer à la grande aventure de l’émergence via l’industrialisation» : Telle est l’invite du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne qui présidait hier la 3e édition des «Grandes conférences du Quotidien».

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne qui présidait hier la 3e édition des «Grandes conférences du Quotidien» a profité de la tribune qui lui a été offerte pour appeler le secteur privé à se préparer à la grande aventure de l’émergence via l’industrialisation. «Du contenu local obligatoire et au-delà le chemin vers l’industrialisation, et nous pourrons dire demain que le Sénégal sera dans les 7 premières économies africaines. Le gaz et le pétrole seront une bénédiction pour notre pays et non une malédiction», a-t-il déclaré.
Pour M. Dionne, le contenu local est une excellente chose, une nécessité, mais pas le seul domaine sur lequel le secteur privé est attendu. Il explique : «Quand le chef de l’Etat décline le Plan Sénégal émergent (Pse), il est en train au fait de promouvoir le changement structurel de notre économie, c’est-à-dire l’industrialisation. Cela veut dire que demain nous allons arrêter d’exporter le coton produit par la Sodefitex pour faire une industrie textile dans ce pays…»
Au-delà, le chef du gouvernement a fait savoir que quand on sera présent dans la chaîne pétrolière, il faudra remonter les filières concernant la production de biens manufacturiers parce que, pense-t-il, «c’est là-bas que l’on gagne de l’argent sur le marché mondial». Il fait allusion en outre aux deux instruments que le Président Sall a mis en place, notamment les Zones économiques spéciales (Zes) dotées d’une fiscalité avantageuse. «Ce sont de grands parcs industriels qui sont en cours de réalisation dans notre pays et qui sont des gisements d’emplois pour la jeunesse sénégalaise. Des gisements de création de valeur ajoutée et destinés à la transformation locale des produits primaires que nous exportons», assure-t-il.
Pour cela, il appelle le secteur privé à prendre les opportunités qui sont nées de cette loi sur les zones économiques spéciales. «Le secteur privé lui-même peut créer des zones économiques spéciales, parce que demain nous aurons du gaz et du pétrole. L’industrialisation sera possible, la transformation structurelle sera aussi possible», affirme-t-il. Pourquoi ? «Parce que quand vous avez du gaz, le gaz que nous voulons, il pourra alimenter des stratégies de développement de gaz power, c’est-à-dire partir du gaz pour fabriquer ici de l’énergie, de l’électricité et pas cher», répond-il.

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