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Rentabiliser davantage le delta du Saloum à travers la mise en place d’un organe de gestion sous forme d’une Haute autorité : C’est ce que le maire de Soum, une commune du département de Foundiougne, a préconisé mardi dernier, lors d’un atelier de formation organisé par l’Ong Wetlands international Afrique et portant sur le projet de renforcement des capacités de plaidoyer pour l’engagement du secteur privé dans la conservation du paysage du delta du Saloum à travers la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). Pour Moustapha Ngor Léon Diop, sa proposition découle du constat que le delta du Saloum est laissé à lui-même. «En l’absence d’un organe de gestion, nous remarquons qu’il y a beaucoup d’organismes qui s’y installent comme des champignons et sans contrôle», déplore-t-il. Avant de souligner que si le delta disposait d’un organe de gestion, il ne serait pas menacé d’exclusion du Club des plus belles baies du monde dont il est membre depuis 2005 et à qui il doit des arriérés de cotisations de six ans, soit un montant de l’ordre de 4 millions de francs Cfa. A en croire toujours M. Diop, la mise sur pied d’un organe de gestion permettrait de réorganiser toutes les entreprises intervenant dans cette zone, mais également de mieux faire profiter les populations riveraines des immenses potentialités que regorge cette partie méridionale de la région de Fatick. En organisant l’atelier dont le thème est cité plus haut, Wetlands international Afrique, selon son chargé de la communication Ibrahim Aboubacar Hama, veut amener les différents acteurs du delta à tirer le meilleur parti de la Rse en tant que moteur de développement, mais aussi de conservation des écosystèmes mangrove.

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