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Le Réseau national des think tanks du Sénégal a vu le jour hier. A travers cette plateforme, les initiateurs cherchent à mieux s’organiser pour avoir une meilleure influence et pouvoir peser sur les décisions.


Les think tanks sénégalais se sont constitués hier en un réseau dénommé Réseau national des think tanks du Sénégal. Une quinzaine d’institutions a pris part au lancement de cette plateforme, mais les initiateurs restent convaincus que d’autres viendront se joindre progressivement. A travers ce réseau, les think tanks cherchent à mieux s’organiser afin de mieux contribuer à l’élaboration des politiques publiques et à leur évaluation. Ce réseau devrait également permettre leur meilleure visibilité, ainsi que favoriser une influence et une audience auprès des décideurs.
Les think tanks sont des institutions indépendantes de recherche, des laboratoires d’idées, des centres de recherches indépendants par rapport aux politiques publiques. Ils ont pour vocation de contribuer à l’élaboration, à la mise en œuvre des politiques publiques en conduisant des activités de recherche et de renforcement de capacités, tout en facilitant le dialogue politique entre les différentes parties prenantes.
Le lancement du réseau a été précédé par la restitution d’une étude sur la cartographie des think tanks qui existent au Sénégal. L’idée vise à donner une vue d’ensemble de ces institutions, leurs domaines d’intervention, les défis auxquels elles sont confrontées.
«La cartographie va permettre au Sénégal non seulement de renforcer la capacité de ces chercheurs, mais également que les chercheurs ne soient pas seulement intéressés par des publications scientifiques, mais soient en mesure de contribuer et de répondre aux préoccupations des citoyens», a expliqué Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar).
Selon les résultats de l’étude, les think tanks se caractérisent par la diversité de leur statut juridique, leurs domaines d’intervention et les thématiques sur lesquelles portent leurs activités. «L’absence de statut juridique commun et harmonisé pour les think tanks constitue une difficulté majeure à telle enseigne que n’importe quelle structure peut se prévaloir du statut de think tank», a souligné Jean Pierre Ndiaye qui a réalisé l’étude. Celle-ci a également montré que les think tanks sont confrontés à des problèmes de financement de leurs activités et de leur fonctionnement. «Or l’indépendance d’un think tank du point de vue de son agenda de recherche (offre de recherche) est étroitement liée à ses sources et mécanismes de financement», a noté M. Ndiaye.
Enfin, l’étude a révélé que les décideurs politiques ne se tournent qu’occasionnellement vers les think tanks indépendants pour l’expertise, car ils ont déjà une source d’experts dans différents secteurs disponibles au sein de la fonction publique.

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