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Les inspecteurs et contrôleurs du travail vont renforcer leurs capacités pendant trois jours en vue de mieux prendre en charge les besoins des travailleurs. Selon le ministre du Travail, cet atelier répond aux exigences de l’heure liées au changement de paradigme.

Plus d’une trentaine d’inspecteurs et de contrôleurs du travail essaient de parfaire leurs aptitudes sur la sécurité sociale et du travail. Samba Sy, ministre du Travail et du dialogue social, qui a présidé la cérémonie d’ouverture d’un atelier sur cette question, explique les enjeux : «C’est une bonne occasion de parler davantage de tout ce qui est lié à la promotion de la sécurité de la santé au travail.» De l’avis du ministre Samba Sy, l’atelier qui va durer 3 jours va incontestablement «bonifier les interventions et participer à une bonne prise en charge de la santé dans les milieux du travail». A l’en croire, l’Etat a consenti des efforts considérables dans l’amélioration de la sécurité et de la santé au travail. «Je rappelle déjà en 1999, le Sénégal s’est doté d’une politique nationale d’amélioration du cadre des politiques de sécurité et de santé du travail», dit-il. Seulement, reconnait-il, «en dépit des moyens notés sur le renforcement des moyens humains et des conditions de travail et du relèvement des capacités des acteurs du monde du travail, cette politique n’a pas permis une diminution considérable des accidents dans le monde du travail». Et c’est à la suite d’un tel constat, informe-t-il, qu’il a été organisé «les états généraux de la sécurité et santé au travail en décembre 2013». D’après Karim Cissé, Directeur général du Travail et de la sécurité sociale, «pour faire face au défi de la sécurité et santé du travail et anticiper sur les nouveaux risques, il est important de se remettre en question et de s’adapter aux nouvelles exigences de l’environnement du travail». Pour ce faire, suggère-t-il, «les acteurs principaux doivent disposer des matériels de dernière génération, des outils performants en matière de sécurité et de santé pour être capables d’identifier les risques, de mettre les dispositifs de prévention pour limiter le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles».
Il faut savoir que le Programme national de sécurité-santé dans le travail 2017-2021 repose sur un plan stratégique et d’actions articulées autour de 4 unités :  le renforcement du cadre juridico-institutionnel et les moyens d’intervention des corps de contrôle en sécurité et santé, la mise en conformité des lieux de travail dans les secteurs publics, privés informels et agricoles en matière de sécurité, de santé, l’harmonisation des outils de collecte des données et l’accessibilité des statistiques sur la sécurité et santé, et le renforcement des capacités des intervenants. «L’objectif du cadre de contrôle de la sécurité et santé dans le monde du travail est le renforcement des corps de contrôle pour améliorer les interventions», estime M. Sy. Lequel demande à ses hommes de se mettre aux normes pour faire correctement leur travail. «Nous entrons dans une nouvelle ère qui va transfigurer la réalité nationale. Si nous ne sommes pas préparés, si nous ne réfléchissons pas, ça risque de nous coûter cher. Voiler pourquoi nous devons nous ajuster», conseille-t-il avant de préciser que l’Etat est bien conscient de son rôle dans la mise en pratique de la politique de sécurité sociale. Par conséquent, dit le ministre, l’administration du travail s’est engagée à jouer sa partition. «Ce qui est en jeu, poursuit le ministre du Travail, c’est de faire en sorte que l’entreprise soit un lieu de vie, un lieu de sécurité, un lieu de production dans lequel nous gagnons de plus en plus en termes de sécurité, de cadres assurés et rassurants pour que les performances aillent de l’avant. Nous avons à nous ajuster en permanence au vu du changement de paradigme.»
justin@lequotidien.sn

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