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La Cosydep appelle à des actes concrets pour assurer de bonnes conditions de réouverture des classes prévue le 2 juin. L’Ong a soumis 10 propositions au gouvernement.

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) veut des actes «concrets, rassurants et mobilisateurs» pour de bonnes conditions de réouverture des classes d’examen prévue le 2 juin prochain. L’Ong a listé les 10 préalables pour lever les «craintes» dans ce contexte de propagation à grande échelle du nouveau coronavirus. Dans un communiqué, l’organisation dirigée par Cheikh Mbow plaide l’application à tous les établissements de «la check-list sur les dispositions préalables anticipatoires afin de déterminer la situation». Ensuite, il est proposé de conduire des «travaux d’assainissement, de désinfection par des astuces pratiques et de restauration des infrastructures scolaires pour redonner vie aux écoles».
Troisièmement, la Cosydep appelle à la mise à disposition d’un environnement sain et respectueux des normes et standards : salles de classe réfectionnées et désinfectées, blocs sanitaires et points d’eau fonctionnels, … Quatrièmement, il est préconisé le renforcement de la dynamique communautaire avec «l’implication dans les comités de veille, les acteurs notamment les Asc, les Organisations de base, les Comités de gestion, les gouvernements scolaires, sous la coordination des collectivités territoriales et des autorités administratives et académiques locales». La cinquième proposition concerne la mobilisation et la mutualisation des ressources «eu égard aux conditions exceptionnelles (psychologues-conseillers, assistants sociaux, enseignants et locaux des établissements du préscolaire, Forces armées pour dresser des abris, autres infrastructures de la localité».

«Sort des classes intermédiaires ?»
Sixièmement, la Cosydep invite à la fourniture des «réponses précises» sur le sort réservé aux classes intermédiaires. Autrement dit, «comment vont-elles être accompagnées en termes d’apprentissage, d’évaluation et de passage ?», s’interroge-t-elle. Septièmement, il s’agit de mettre en place un dispositif local d’orientation et d’accompagnement à caractère psycho-social, pédagogique et sanitaire pour la prise en charge de toute urgence, en rapport avec les services dédiés. De la même manière, le point 8 insiste sur la mise en place «d’un dispositif participatif d’alerte pour tout dysfonctionnement, accompagné de réponses rapides afin de trouver des palliatifs en temps réel». Dans l’avant dernier point, l’Ong demande de s’orienter davantage de ressources vers les cibles les plus vulnérables (écoles publiques, écoles non formelles et informelles, zones de forte concentration populaire, zones rurales, régions impactées).
Enfin, la Cosydep appelle le gouvernement à opter pour une «communication visuelle optimale à travers de courtes vidéos de 2 à 3 minutes illustrant le protocole sanitaire et retraçant le parcours des élèves (domicile – école – domicile) et leurs mouvements au sein de l’école (dans la cour de l’école, dans les salles de classe, vers les toilettes, vers les points d’eau, les entrées et les sorties)».

 

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