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L’accusé Pape Dabo n’a rien retenu de son séjour carcéral. Condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, il risque de passer encore 20 ans de travaux forcés. Il sera édifié le 3 avril.

Pape Dabo a fait face hier à la Chambre criminelle. Il comparaissait pour vols multiples avec violence et viol avec séquestration. Un préjudice causé à la dame M. C. Sagna. Il risque 20 ans de travaux forcés si les conseils du Parquet sont suivis. Pape Dabo, alias Pape Faye, âgé de 37 ans, est un multirécidiviste. Il a commis de multiples agressions et violé une religieuse sexagénaire en 2006. Un acte que ce jeune né en 1986 a refait le 26 février 2013 au préjudice de la dame M. C. Sagna, domiciliée à Rufisque. Pourtant, il venait de sortir d’un séjour carcéral de 6 ans.
Ce jour-là, la victime se rendait à son lieu de travail vers 6h du matin. Sorti de sa cachette, il l’a tenue en respect en la menaçant avec un couteau avant de l’entraîner dans un bâtiment en construction. M. C. Sagna a tenté de résister, mais Pape Dabo lui a asséné un coup de couteau à la cuisse gauche avant de la plaquer au sol. Après avoir abusé d’elle, il ouvre son sac et dérobe son portable de marque Samsung, un billet de 1 000 francs et sa carte d’identité nationale et l’abandonne sur les lieux. Ainsi, M.C. Sagna a porté plainte au commissariat de Rufisque. Il sera confondu par le numéro de téléphone de la dame après une réquisition faite au niveau de la Sonatel. Suite à une perquisition, les agents-enquêteurs ont retrouvé la fiche d’abonnement dudit numéro et une arme blanche. Après son arrestation, d’autres victimes se sont signalées. Aïssatou Sow et Ndèye Maty Diop se sont présentées aux limiers comme étant des victimes de l’accusé. Devant la barre, Pape Dabo, marié et père d’un enfant, a tout nié. «Je n’ai jamais agressé ces dames», a-t-il dit.
Selon le représentant du ministère public, les faits sont constants. Il a requis 20 ans de travaux forcés. La défense, quant à elle, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Selon Me El Mamadou Guèye, toute l’accusation repose sur de simples suppositions. «Et le Parquet s’est juste appesanti sur le passé de mon client pour le charger», tente-t-il de convaincre. Il sera édifié le 3 avril prochain.
justin@lequotidien.sn

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