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Le Sudes est tranché dans ses avis : il rejette toute idée d’année blanche ou invalide, rappelle que la réouverture des établissements d’enseignement et de formation dépend de l’amélioration sensible de la situation sanitaire certifiée par le Comité national de gestion des épidémies. Avant de procéder à la reprise des cours prévue le 2 juin, le syndicat demande la mise en place de conditions et des mesures préventives indispensables à la sécurité sanitaire des élèves, des étudiants et des enseignants (mesures barrières, distanciation physique), appuie le refus de considérer l’hivernage comme une «période morte» pour le déroulement des enseignements, exige l’engagement sans équivoque de tous les acteurs à reprendre le travail de classe à tout moment au cours du dernier semestre de cette année civile, la suspension de toute forme de grève jusqu’à la normalisation de la situation. D’après le syndicat, la réalisation d’un consensus fort sur ces orientations de la part des acteurs de l’éducation constitue la clef du succès pour sauver l’année scolaire et académique 2019-2020.
Rappelant que le temps de travail restant pour valider l’année est de 95 jours ouvrables, le Sudes propose un réaménagement de l’année scolaire et universitaire. Comment est-ce possible ? «Pour les classes intermédiaires, dans le pire des cas on pourrait exploiter les deux moyennes trimestrielles des élèves du cycle élémentaire et celle du premier semestre pour ceux du moyen secondaire pour valider l’année scolaire. Cette mesure devra être assortie de l’organisation d’un mois de cours de renforcement dès la reprise possible des cours dans le cadre de l’année scolaire en cours ou celle à venir 2020-2021», suggère-t-il ? Quid des classes d’examen ? «Le Sudes considère qu’il faut impérativement des cours complémentaires intensifs de 1 à 2 mois avant l’organisation des sessions d’évaluation certificative. En effet, il faut éviter autant que possible de délivrer des diplômes au rabais. A cet égard, il ne faudrait surtout pas suivre l’exemple français car nos réalités sont totalement différentes», con­seille le syndicat, qui estime néanmoins «qu’il y a de précieuses leçons à tirer de cette douloureuse crise pour l’avenir du système éducatif et plus généralement des services publics».

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