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Ndioba Touré et Khady Diop ont comparu hier à la barre du Tribunal des flagrants délits pour coups et blessures volontaires ayant entraîné respectivement une Interruption temporaire de travail (Itt) de 10 et 21 jours. C’est pour une banale histoire de 10 mille francs que ces dames en sont venues aux mains en s’occasionnant mutuellement des blessures. L’une a eu un bras cassé tandis que l’autre s’en est sortie avec une jambe cassée. Jugées, elles ont été condamnées à un mois assorti du sursis.

Ndioba Touré et Khady Diop, qui étaient jusque-là de bonnes amies, se sont retrouvées à la barre à cause de 10 mille F Cfa. Elles ont récolté chacune 1 mois avec sursis pour coups et blessures volontaires. Entre accusations et contre-accusations, il était difficile de savoir où se trouve la vérité dans cette banale affaire qui a atterri au Tribunal des flagrants délits. Ndioba Touré, célibataire et mère d’un enfant, expose les dessous de cette affaire puérile : «Il y a de cela 2 ans, Khady Diop est venue me voir pour m’informer qu’elle est la marraine d’une cérémonie. Ainsi, elle m’a demandé de lui prêter 10 mille francs. Ce que j’ai accepté. Quelque temps après, j’ai envoyé mon enfant chez elle pour lui dire de me rembourser mon argent, car je n’avais plus de quoi me payer le transport pour aller au travail. Elle a tenu des propos désobligeants à l’endroit de ma fille. Elle lui a même confié qu’elle ne me doit absolument rien.» Khady Diop se défend aussi comme elle peut : «Elle est venue chez moi et a versé des insanités sur moi, m’a traitée de vaurien. Elle a déchiré mes habits. Puis, elle m’a lancé un banc (sic). Elle est revenue avec une barre de fer avec laquelle elle m’a frappée au niveau de la jambe gauche.» Ndioba Touré réplique pour balayer ces accusations d’un revers de la main. «J’ai répondu à la provocation en reprenant la barre de fer pour lui asséner un coup à la main.» Khady Diop nie encore : «Une fille est venue chez moi pour me dire que Ndioba demande son argent et je lui ai demandé de lui dire d’attendre la fin du mois. Mais elle est revenue encore pour me dire que sa mère demande une date précise. Sur les lieux, ma copine m’a insultée et je suis rentrée chez moi sans piper mot. Après quelques minutes, elle est venue chez moi avec un couteau pour m’assener plusieurs coups au bras. C’est ce qui explique toutes ces blessures sur mon corps. Sachez que je ne l’ai jamais frappée, mais aussi j’ignore d’où proviennent ces blessures.» Ces prévenues, qui sont aussi des parties civiles, ont toutes demandé le franc symbolique. Le procureur a requis l’application de la loi.
En rendant sa décision, le juge a condamné les prévenues à 1 mois assorti du sursis.
justin@lequotidien.sn

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