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Neuf jeunes de la commune de Dougar  ont été attraits hier devant la barre du Tribunal des flagrants délits.  Aliou Diouf, Omar Diouf, Alioune Fall, Mamadou Diallo, Papa Ciss, Mouhamed Dabo, Ibrahima Ciss, Cheikhou Mohamed Diouf et Moussa Diop  répondaient des chefs  d’actions diverses et destruction de construction.  Pour protéger leurs terres, ils auraient procédé à la destruction des constructions entreprises par la société Peacock dans cette localité.  Malgré ces accusations, ils ont été relaxés même si le Parquet avait requis à leur encontre 1 an dont 2 mois ferme.
Le 22 juin,  des gens non identifiés se sont rendus sur le site abrité par la société Peacock pour détruire leurs installations. Suite à ces actes, des Forces de l’ordre ont été envoyés dans  cette localité. Deux jours après, c’est le directeur de la Dscoss en personne qui s’y est rendue pour faire l’état des lieux  afin de permettre à Peacock de poursuivre ses travaux.  Une chose que les habitants de Dougar ne peuvent pas accepter. Alors que le directeur de la Dscoss s’adonnait aux négociations,  un groupe de jeunes a barré la Route nationale et brûlé des pneus.
Informés  de ces manifestations, ils se sont rendus sur les lieux. C’est sur ces entrefaites que les prévenus ont été arrêtés. Entendus à l’enquête, ils ont contesté la destruction des logements entrepris par la société et avoir commis  des violences.  Des dénégations qu’ils ont réitérées hier devant la barre du Tribunal des flagrants délits. A l’exception d’Aliou Diouf et Omar Diouf qui ont reconnu avoir été arrêtés sur les lieux de la manifestation, les autres prévenus ont été interpellés sur leur lieu de travail ou à leur domicile. Selon le procureur, ils ont tous participé aux manifestations. «Et tout acte commis sur les lieux est imputable à tous ceux qui étaient présents. Ils se connaissent tous et sont  des parents par alliance. Mieux, c’est sur les lieux qu’ils ont été interpellés. Et le procès-verbal établi sur les lieux par les éléments de la Dscoss,  fait état  de dégradations opérées et de violences», insiste le ministère public qui rappelle que «la violence n’est pas un moyen pour résoudre le problème. Elle ne fait qu’empirer les choses». Il a requis contre tous 1 an dont 2 mois ferme.
Les avocats de la défense ont à leur tour plaidé la relaxe en soutenant que le problème de Dougar est relatif aux terres. «Elles sont accaparées par des sociétés et des promoteurs. C’est le cas de Deni Birane Ndao et les Niayes entre autres. Il y a la spoliation. Des gens font  des terrassements sans rien donner aux populations. Il n’y a plus de terres cultivables. Il appartient à l’Etat de veiller à la préservation du patrimoine foncier», suggèrent-ils.
justin@lequotidien.sn

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