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Dépités par les «mauvaises conditions» de travail, les travailleurs de Dangote Cement ont déposé un préavis de grève devant l’inspection régionale du travail de Thiès.

De meilleures conditions de travail : C’est ce que réclament les travailleurs intérimaires de Dangote Cement, officiant dans la production des mines et carrières, aux autorités de la cimenterie. Affiliés à la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts), ces travailleurs ont déposé hier un préavis de grève devant l’inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de Thiès pour dénoncer «l’absence d’organigramme et de fiches de poste, le retard dans la finalisation des grilles de salaires et de la classification des catégories, le refus de la direction générale de revaloriser les salaires des travailleurs pour les aligner au traitement en cours dans le secteur. Aussi et surtout, le refus de la direction générale de Dangote d’octroyer la prime de production aux ayants droit, mais également son refus de démarrer et de subventionner la restauration. Egalement, le retard accusé dans la réduction du quota des travailleurs expatriés et dans la responsabilité des travailleurs nationaux. Sans compter le retard du paiement des rappels différentiels des heures supplémentaires sur les contrats de 48h, et la finalisation des questions liées au transport du personnel, la revalorisation du statut des cadres et le règlement définitif des heures supplémentaires», énumère le collège des délégués du personnel de Dangote. Une situation de précarité que dénonce leur secrétaire général, Sidiya Ndiaye, venu leur prêter main forte. «Nous exprimons toute notre solidarité aux travailleurs intérimaires de Dangote Cement officiant dans la production des mines et carrières depuis des années dans la précarité totale et des conditions de travail difficiles, sans revenus décents à la dimension des efforts et sacrifices consentis.» La Fgts de fustiger que «ces travailleurs sont utilisés comme de la main-d’œuvre taillable et corvéable dans le domaine de Dangote Cement, de manière permanente par des entreprises qui sous-traitent en violation de la réglementation en vigueur qui interdit le recours au personnel temporaire pour une activité de production ou d’exploitation de l’entreprise». Toutes raisons du lancement dès lundi prochain, renseigne-t-elle, d’une pétition pour le départ du directeur général de Dangote Cement, Luk Haelterman. Et de menacer : «Tant que nos problèmes ne sont pas résolus, la cimenterie Dangote ne sera pas inaugurée parce que nous allons soulever de la poussière avec une opération brassards rouges qui sera lancée à grande échelle pour accueillir la délégation qui viendra à la cérémonie d’inauguration pour sensibiliser les autorités sur l’urgence et la nécessité d’intégrer tous les travailleurs ayants droit.» En outre, cette centrale indique que la Fgts, «dans les jours et semaines à venir, va s’employer à exiger des autorités et en particulier de l’administration du travail le respect des dispositions pertinentes du décret n°2009-1412, fixant la protection particulière des travailleurs et employés par des entreprises de travail temporaire et les obligations auxquelles sont assujetties ces entreprises». Au-delà de Dangote Cement, Sidiya Ndiaye d’exiger de toutes les autres entreprises extractives, à savoir Sococim et Cimenterie du Sahel, ainsi que celles évoluant dans le secteur de l’or, du fer, des phosphates entres autres industries extractives de respecter le droit des travailleurs.
nfniang@lequotidien.sn

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