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L’année 2018, à coup sûr, restera marquée par cette embrouille entre l’Etat et une partie de la société civile. En effet, le 12 novembre, l’Ong Lead Africa s’est vue retirer temporairement son agrément. Elle est soupçonnée de financer de manière illicite le mouvement Y’en a marre. C’est l’ultime acte d’un divorce entre les amis de 2012 devenus ennemis aujourd’hui. Même si c’est le rôle de l’Etat de contrôler les organismes présents dans le pays, il n’en demeure pas moins suspect de couper le financement de Y’en a marre à quelques mois de la Pré­sidentielle quand on sait la position du mouvement. Le Prési­dent avait ouvert les hostilités.
Dans une interview accordée à France 24, le président de la République pose les germes du conflit. Il accuse les dirigeants d’Amnesty international de faire de la politique. «Amnesty international gagnerait d’abord à voir le statut de ses représentants au Sénégal. Lorsque ces responsables marchent avec l’opposition, vont voter, même pour un Référendum, dans le camp de l’opposition contre le pouvoir, leurs avis n’ont aucun intérêt à mes yeux. Ils sont politisés. Ceux-là gagneraient à quitter leurs organisations pour entrer dans l’opposition. Quelqu’un qui manifeste avec l’opposition ne peut pas me donner un avis de société civile», a dit Macky Sall.

mgaye@lequotidien.sn

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