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«J’ai vécu ça en tant qu’élève qui est resté trois, quatre mois sans faire de cours et qui s’est retrouvé après ce qu’on appelle les vacances pour faire les examens. J’ai fait mon brevet heureusement et j’ai pu le réussir. J’ai vécu ça à Saint-Louis. C’est la première fois où je suis venu à Rufisque. Moi, étant né à Saint-Louis, ayant fait toutes mes études à Saint-Louis. Les seules villes que je connaissais au Sénégal, c’était Diourbel et Louga. Donc en 68, c’était mon premier grand voyage. Comme beaucoup de gens de notre génération, on pense que c’était le grand soir, que le pouvoir qui était là allait tomber et qu’il allait y avoir un nouveau monde. Bien sûr, c’était la douche froide après quand on a vu que le pouvoir s’était ressaisi (…) Le programme n’avait pas été achevé. En mai 68, ce qui s’est passé, c’est que les enseignants aussi qui étaient en mouvement, il faut avouer qu’ils ont été très compréhensifs. C’est pour cela que j’ai un grand respect pour les enseignants de cette génération. Ils avaient compris que tout le programme n’avait pas été fait. Donc en fait, les épreuves que nous avons dû subir étaient, pour être honnête, à notre portée. Ce sont des enseignants qui nous ont aussi aidés pendant les vacances à réviser et à préparer les examens».

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