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Toute offre politique doit répondre à une demande sociale. Les quatre (4) programmes que sont Pracas, Pudc, Promovil et Puma sont tout simplement des déclinaisons du Plan Sénégal émergent (Pse). Ces programmes se mutualisent quand il le faut et ont tous en commun l’urgence à conduire vers le développement et la réduction de la pauvreté. La mise en œuvre de ces programmes qui concrétisent par ailleurs la territorialisation des politiques publiques au Sénégal a souvent été sévèrement critiquée par une certaine classe d’analystes et d’adversaires. Très peu parmi la classe adverse attendaient en réalité les résultats obtenus aujourd’hui. C’est naturel dans le jeu démocratique. Ce qui importe, à mon avis, c’est quand in fine le gouvernement réussit, qu’ils aient aussi la candeur de reconnaître les résultats obtenus.
Les populations africaines du 21ème siècle ont besoin de dirigeants rêveurs et réalisateurs. Une des qualités d’un grand dirigeant, à l’image du Président Sall, c’est de savoir rêver pour construire un avenir pour son Peuple. Sarah Breathnach, une écrivaine américaine, fondatrice de l’organisation caritative «Simple abondance» nous a rappelé que «le monde a besoin de rêveurs et le monde a besoin de réalisateurs. Mais surtout le monde a besoin de rêveurs qui réalisent des choses.» Le Sénégal, sous le magistère du Président Macky Sall, a très tôt compris qu’il fallait se doter de moyens efficaces pour abréger, dans le temps, les souffrances des Sénégalais et corriger par ailleurs les inégalités de développement économiques et sociales entre le rural et l’urbain en se basant d’abord sur une cartographie minutieuse qui renseigne de l’absence ou du déficit d’accès aux infrastructures socio-économiques de base au Sénégal.
Macky Sall, à son arrivée au pouvoir, avait déjà une vision très claire de l’agriculture. Il comprend que 55% des Séné­galais vivent en zone rurale où la pauvreté atteint une proportion de 57%. Le Président Sall croit fermement à la sécurité nutritionnelle et alimentaire et motive à «construire une agriculture compétitive, diversifiée et durable». Le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), sous la conduite du ministère de l’Agriculture, est en train de transformer et de redynamiser l’économie rurale par l’augmentation des revenus, la création d’emplois et l’amélioration de la vie nutritionnelle des ruraux. Il faut passer du statut de paysan à celui d’entrepreneur agricole. Ce qui est important dans ce programme, c’est l’implication de tous les acteurs des chaînes de valeurs. Aujourd’hui, le riz, l’oignon, l’arachide, les fruits et légumes de contre-saison ont connu un développement exponentiel exceptionnel. Entre 2015-2016 déjà, nous avons noté la baisse de 15% des importations du riz au Sénégal avec une augmentation de la production du riz paddy à 950 mille tonnes alors qu’elle était à 470 mille tonnes en 2012. La production céréalière en 2016 est estimée à 2 millions 247 mille 094 tonnes alors qu’en 2012, les disponibilités nationales céréalières (production nette + stock initial) sont évaluées à 1 million 265 mille 930 tonnes. De même, aujourd’hui, la production horticole est à 1 million 206 mille 810 tonnes dont 91 mille tonnes ont été exportées. Quand on produit bien, on doit améliorer les conditions de la distribution.
A cet effet, le Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc) a réalisé à l’intérieur du Sénégal des infrastructures permettant l’accès aux services socioéconomiques de base où les femmes et les jeunes sont visiblement les plus affectés. Le Pudc devra à terme investir un coût global de 522 milliards entre juillet 2015 et 2019 pour construire et réhabiliter 3 048 km de pistes de production et 250 forages et châteaux d’eau, électrifier plus de 325 villages et installer au moins 5 000 équipements de transformation (déquortiqueuses, moulins, batteuses etc.). Déjà entre 2015 et 2017, 113 milliards ont été investis pour alléger la souffrance et démocratiser l’accès à la richesse en transformant positivement les conditions de vie des populations rurales. De nos jours, le Pudc a réalisé en deux ans 187 forages, 68 châteaux d’eau et 1 750 kilomètres de pistes rurales partout où le besoin était une priorité des priorités. La deuxième phase qui sera bientôt sur point va réaliser encore plus avec une enveloppe de 300 milliards. Cependant, améliorer les conditions de vie des ruraux ne veut pas dire occulter le déficit en infrastructures dans certaines villes, capitales départementales.
C’est dans ce cadre que le Programme de modernisation des villes (Promovil) a été mis en place par le Président Macky Sall, particulièrement dans les chefs-lieux de département. Ce programme d’un coût de 280 milliards et qui vient de démarrer concerne dans la première phase quinze (15) villes (Dakar dans les communes de Yeumbeul Nord, Yeumbeul Sud, Keur Massar, Pikine, Guédiawaye, Saint-Louis, Louga, Podor, Ndioum, Matam, Thiès, Diour­bel, Gossas, Kaolack, Tam­bacounda, Kédougou, Médina Gounass, Kolda, Sédhiou) et a pour objectifs de développer des infrastructures routières, de renforcer le système d’assainissement collectif, de mettre en place un système d’éclairage public et d’améliorer le cadre de vie des villes. Un projet qui fera travailler à terme 50 mille Sénégalais. Cette contribution de Promovil à la gouvernance urbaine et à l’aménagement du territoire doit aussi concerner les territoires frontaliers.
Dans cette logique, le Pro­gramme d’urgence de modernisation des axes et territoires (Puma) qui, selon Macky Sall, est spécial,­­ «sera exécuté dans une dynamique de mutualisation des interventions avec le Pudc et le Promovil». Le Puma contribuera à correctement assurer la continuité du territoire et renforcer le sentiment d’appartenance des populations transfrontalières au Sénégal. A cet égard, il vise à sécuriser les frontières par le renforcement de la présence de l’Etat, à désenclaver par la route, le fleuve ou la mer, à couvrir par le téléphone et les services internet, mais aussi réaliser des infrastructures de base (écoles, électricité, eau, structures de santé…) et enfin promouvoir les activités génératrices de revenus dans les régions de Kédougou, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Matam, Kaolack, Fatick, Tam­bacounda et Saint-Louis.
Nous notons cependant à côté de ces 4 programmes qui font école dans la sous-région le projet «Dakar ville verte» piloté par le ministère du Renouveau urbain qui est en train de radicalement changer quelques en­droits de la ville. Jadis, des places qui étaient des dépotoirs d’ordures et une menace sérieuse de santé publique ont été transformées en milieux attractifs de détente. Il en sera ainsi dans le cadre de Promovil dans toutes les villes ciblées. Le Programme national d’aménagement et de modernisation des villes religieuses au Sénégal (Pnamvrs) est très bien accueilli dans un pays où il y a plus de 99% de croyants. Il faut aimer la religion pour le faire. Le gouvernement du Sénégal, par le ministère du Renouveau urbain, a réalisé ou va réaliser des travaux de réhabilitation et d’extension des foyers et sites religieux partout à travers le pays. Les inondations, quant à elles, ont connu un recul notoire comparées à ce qui se passait surtout dans la banlieue dakaroise et ailleurs à l’intérieur du pays. La construction de logements sociaux de nos jours est passée de 4 000 en 2012 à 10 mille en 2016 avec l’achèvement de Jaxay et la construction de la cité Tawfeex Yaakaar à Tivaouane Peul dans la commune de Tivaouane Peul-Niaga. C’est dans la cité Tawfeex qu’on trouve l’une des quatre écoles ultra modernes construites en Afrique par la Chine. Dakar qu’on décrivait comme une ville sale n’est plus appréciée comme telle depuis que la gestion des ordures est confiée au ministère en charge du Développement et de l’aménagement du territoire. La Senelec a fait le job. Les émeutes de l’électricité jusqu’en 2012 sont derrière nous et sont devenues de mauvais souvenirs. La production est autosuffisante, il s’agit juste de juguler la fréquence des délestages.
Face à ces types de réalisations dans un court délai qui contriste un futur challenger du Président Sall, quelques adversaires très impatients à revenir au pouvoir sont aux abois et ne portent plus le voile pour appeler à l’insurrection ou à rendre ingouvernable le Sénégal. Ils défient, provoquent et dénigrent les institutions. C’est trop. Certains d’entre eux portent des combats personnels pour des problèmes incompréhensibles et personnels avec le chef de l’Etat. Nous comprenons que l’approche des Législatives en est pour quelque chose, mais tout doit se faire dans le fair-play en engageant le débat économique et de programmes. Diaboliser un Aliou Sall ou comparer Macky Sall, le Président le mieux élu dans l’histoire politique du Sénégal, à Jammeh n’est pas un programme et est à la limite ridicule et insipide. Critiquer un Président, homme de terrain, qui va à la rencontre des citoyens pour échanger ou inaugurer des ouvrages, c’est peine perdue. La démarche actuelle, que je sache, ne peut nullement amener à une cohabitation. Les Sénégalais ne veulent pas de la coexistence institutionnelle qui a caractère dyarchique de l’Exécutif surtout quand ils sont convaincus des réalisations du Président Sall.
En tout état de cause, même si la politique n’est pas de l’arithmétique, pour rien au monde les citoyens sénégalais ne voudront paralyser l’efficacité du gouvernement et perdre du temps dans des querelles politiciennes déstabilisatrices qui ne nous mènent à rien. Nos adversaires font dans la politique événementielle, mais sont presqu’en réalité absents sur le terrain politique. Au­jourd’hui, ils s’agrippent sur l’affaire Khalifa Sall pour vouer aux gémonies la justice sénégalaise qui est un patrimoine commun et même s’il y aurait alternance, les mêmes juges seraient toujours là parce qu’étant des fonctionnaires sénégalais qui ont capitalisé plusieurs années d’expérience sous différents régimes. Dans une des réflexions de Nicholas Chamfort, il apprend que «sans le gouvernement, on ne rirait plus en France».
Quant à moi, je pense que «sans la justice, on ne rirait plus au Sénégal». Le dénominateur commun des démocrates doit être le respect et la solidification des institutions.

Babacar SARR
1er adjoint au Maire
Commune de Sibassor/Kaolack
bakarsarr@gmail.com

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